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CHRONIQUE PAR ...

68
Ronnie
Cette chronique a été mise en ligne le 03 mai 2009
Sa note : 15/20

LINE UP

-Attila Dorn
(chant)

-Matthew Greywolf
(guitare)

-Charles Greywolf
(basse)

-Falk Maria Schlegel
(orgue+claviers)

-Stéfane Funèbre
(batterie)

TRACKLIST

1)Opening: Prelude to Purgatory
2)Raise Your Fist, Evangelist
3)Moscow After Dark
4)Panic in the Pentagram
5)Catholic in the Morning... Satanist at Night
6)Seven Deadly Saints
7)Werewolves of Armenia
8)We Take the Church by Storm
9)Resurrection by Erection
10)Midnight Messiah
11)St. Satan's Day
12)Wolves Against the World

DISCOGRAPHIE


Powerwolf - Bible of the Beast
(2009) - heavy metal symphonique et gothic - Label : Metal Blade Records



Quel est le lien entre Red Aim et Powerwolf? Bon ok, une autre question alors: quel est le lien entre Powerwolf et le groupe à chant féminin Flowing Tears? Vous ne voyez toujours pas? Ce sont tout simplement les mêmes membres, seul le chanteur est remplacé par la femme du bassiste pour la dernière formation. Cela en fait des groupes pour des mêmes musiciens dans trois registres différents. Alors, ici on est avec le troisième album de Powerwolf, Bible Of The Beast, un concentré de heavy gothique grandiloquent dopé à la drogue, comprendre: qui rend accro.

On se retrouve avec un groupe au croisement entre: Therion en plus heavy et un univers dark où le satanisme et autres sciences occultes se côtoient pour créer une aura nommée Powerwolf. L'univers fait partie intégrante de la musique depuis leurs débuts. Tels des prophètes de la bête, le groupe repend sa parole, rien d'engagé en soit, mais l'aspect religieux de l'Église est ici inversé telle la célèbre Church Of Satan d'Anton LaVey. Bien qu'il n'y ait manifestement pas pour les germaniques d'idéologie, simplement un aspect visuel et sonore puissant. Chaque détail est pesé, pensé, rien n'est laissé au hasard autant sur leurs opus qu'en live. Le groupe ne jouit pas d'une originalité en soi, mais d'une personnalité propre. L'utilisation de chœurs et le choix de mélodies vocales et orchestrales (l'aspect mélodique n'est pas tellement crée par les guitares) rend chaque seconde de cet album imparable d'efficacité. Chose fausse puisque l'album est relativement bien équilibré. On sent que les structures sont semblables, la formule marche, il n'y a pas de prise de risque. Justement la prise de risque aurait été, le petit plus qui, aurait fait de cet opus un très bon album et pas seulement un bon album.

Dès l'intro on se voit plongé dans un monde à part, le groupe semble nous happer dans son monde. Avant de partir sur les chapeaux de roues avec un "Raise Your Fist, Evangelist" qui met d'accord toutes les personnes trouvant que tout apport symphonique ou heavy dans du metal rend le truc plus mou. Instrumentalement parlant nous sommes sur de l'efficace, pas du tout sur un quelconque shred, c'est la chanson qui compte et pas l'égo des membres. La marque de fabrique de cet album c'est le clavier qui n'est presque uniquement que de l'orgue ou des atmosphères en fond, couplés à de nombreux chœurs (dans toutes les chansons au final), ainsi que la voix soliste. Le chant de Attila Dorn, une voix reconnaissable aux multiples facettes. Dans un registre qui oscille entre Joakim de Sabaton pour l'aspect guerrier et grave et Lars de Manticora pour les aigus et surtout la puissance vocale dégagée. Bon il est clair que parfois certaines mélodies ou certaines paroles sont proches de l'auto-parodie du metal et ses clichés, mais... que c'est accrocheur le kitsch! Le groupe se dit très fier de cette dernière offrande et il y a de quoi, manque tout de même une pièce épique qui aurait été le point culminant de l'album, seul le mi-tempo "Wolves Against the World" fait six minutes.


Avec cet opus, Powerwolf marque un grand coup, moins gothique et plus heavy que par le passé, mais tout autant délectable. Aucun moment d'ennui ou de monotonie se fait sentir tout au long de ces 12 pistes et certains titres sont destinés à devenir des hymnes du groupe. Une fois arrivé au bout, nous n'avons pas vu le temps passer. De là on est pris d'une irrésistible envie de se le remettre... chose rare! Mais là on se dit qu'il est plus sage d'écouter autre chose, la messe est dite: Raise Your Fist, Evangelist.


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