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CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Rino Fredh
(chant)

-Christoffer Hermansson
(guitare)

-Johannes Losbäck
(guitare)

-Jörgen Olsson
(basse)

-Tobias R. Kellgren
(batterie)

TRACKLIST

1)Eyes Of The Nation
2)How Many Years
3)Mercenaries Call
4)Ancient Oath
5)Gallows Pole
6)Awaken Visions
7)What Should Not Be
8)Where Infinity Ends
9)Shattered Glass
10)Scattered (bonus track, Japan)

DISCOGRAPHIE


Seventh One - What Should Not Be



Les suédois de Seventh One confirment avec What Should Not Be qu’ils ont du potentiel. L’ensemble est encore irrégulier: on passe sur un total de neuf morceaux de l’excellent au médiocre sur ce deuxième album, caractéristique typique d’un groupe qui se cherche, et qui essaie de mettre en valeur son propre son. Il faut dire qu’en s’adjoignant à nouveau les services de Lars Ratz à la production, Seventh One a du mal à sortir du carcan sonore très typé power-metal teutonique, cher au bassiste de Metalium. Cela est dommage, car même si le bonhomme en connaît un rayon, le groupe perd ainsi en originalité ce qu’il apporte en spontanéité et en fraîcheur.

Cette originalité est à aller chercher du côté des mélodies vocales. Le chanteur norvégien Rino Fredh, doté d’un bon vibrato, tire son épingle du jeu. Il s’adapte assez facilement aux différentes ambiances survolées par le groupe, mais n’est jamais aussi bon que lorsqu’il éructe les refrains d’une voix rocailleuse et puissante, dans la veine d’Accept ou de Persuader, voire de Linkin Park (si, si). Le contraste créé avec les couplets doux et mélodiques est saisissant, et particulièrement réussi sur " Ancient Oath " et " How Many Years ". Deux refrains assassins, du très bon heavy-metal! En revanche, à trop vouloir chercher l’originalité, Seventh One en arrive parfois à se vautrer dans des mélodies poussives et carrément mauvaises: " Eyes Of The Nation ", " Where Infinity Ends " en sont les tristes preuves.

A l’écoute de What Should Not Be, on pense tour à tour à Iron Savior, à Hammerfall – qui a d’ailleurs bien du souci à se faire - , voire à Iced Earth, notamment sur les ballades " Awaken Visions " et " Shattered Glass ", où le timbre de voix de Rino Fredh s’approche dangereusement de celui de Tim " Ripper " Owens. Mais malheureusement, à l’instar du " When The Eagle Cries " des Américains, et en dépit d’une mélodie plaisante, ces deux morceaux sont trop niais et trop convenus pour être pleinement convaincants; en particulier le premier. Cela dit, l’intention est là, et fort louable: Seventh One ne se complaît pas dans un style unique de metal, et tente de transgresser les barrières. " Mercenaries Call " et ses claviers, discrets mais pertinents, et le speed " What Should Not Be " sont là pour montrer clairement l’attachement du groupe aux ténors du heavy classique et classieux, comme Judas Priest ou Helloween. Le refrain de " Gallows Pole ", quant à lui, sauve in extremis un morceau musicalement assez pauvre.


En résumé, voilà un groupe qui essaie de faire du neuf avec du vieux. Le challenge est ardu, mais Seventh One prouve qu’il peut le relever avec brio (" Ancient Oath "). Le manque d’expérience se fait parfois cruellement sentir en terme de composition; mais en ce qui concerne la pure exécution instrumentale, les musiciens n’ont plus grand chose à apprendre. La production de Lars Ratz, certes banale, a au moins le mérite de faire sonner clairement chacun des instruments, et nous rassure sur ce point. Le groupe a beaucoup d’atouts pour lui et nous ne pouvons qu’espérer qu’il saura en tirer parti plus équitablement pour ses prochaines productions. Et puis il est grand temps qu’Hammerfall dégage! Allez les gars!


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