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CHRONIQUE PAR ...

10
Beren
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 14/20

LINE UP

-Lajon Witherspoon
(chant)

-John Connolly
(guitare)

-Clint Lowery
(guitare)

-Vince Horsby
(basse)

-Morgan Rose
(batterie)


TRACKLIST

1)Disease
2)Enemy
3)Seasons
4)Broken Down
5)Separate
6)Honesty
7)Skeleton Song
8)Disgrace
9)Burned Out
10)Suffocate
11)Gone
12)Face to Face

DISCOGRAPHIE

Seasons (2003)

Sevendust - Seasons
(2003) - néo metal - Label : TVT



J'attendais quand même pas mal ce nouvel album de Sevendust, ceci pour une bonne raison: leur second opus, Home m'avait pas mal bluffé. Il faut dire que ce groupe de metal alternatif, pas vraiment reconnu à sa juste valeur -il faut le dire- a pas mal d'atouts musicaux. Un son très caractéristique (la batterie et la guitare sont deux références sonores en termes de rendu, selon moi), des mélodies à toute épreuve, malgré le côté sombre des compos et un chanteur charismatique: Lajon Witherspoon, à la voix très particulière et reconnaissable entre mille.

Que donne ce nouvel opus? Pas trop de surprises, Sevendust n'a pas vraiment changé. Les grosses guitares que j'affectionne tout particulièrement sont toujours là, toujours aussi bien intégrées aux mélodies. Elles ne font pas que renforcer le côté impressionnant des mélodies, qui le sont toutes plus les unes que les autres; elles font partie intégrante de l'ambiance, en ce sens où aucun côté démonstratif ne pointe le bout de son museau. Lajon Witherspoon, avec ses vocaux très typés soul et R'n'B, apporte cette touche qu'aucun autre groupe du milieu alternatif ne possède. Un supplément d'âme qui caractérise certains morceaux comme "Suffocate" (aux paroles acerbes), "Enemy" ou "Seasons", le morceau phare de l'album, à écouter d'urgence. Et surtout, "Face To face", qui clôt "Seasons" de façon agressive, autant dire de la plus belle manière, interpelle et fait que l'on en redemande.

Mais la production (assurée par Butch Walker, qui officiait dans Marvelous 3, un groupe de modern rock) est plutôt typée "pop" (ceci expliquant cela), ce qui renforce une impression "easy listening". L'auditeur rencontre plus de morceaux "calibrés FM" le long de son écoute ("Burned Out", "Honesty"), l'ensemble est assez court (une quarantaine de minutes) et un peu trop homogène, mais là où les autres se plantent complètement, c'est que le résultat est diablement rafraîchissant, réellement mélodique, rythmé et loin, finalement, d'être aussi simple que prévu. Les détails musicaux se révèlent après plusieurs écoutes. Et surtout, cette fréquente impression que la mélodie enveloppe littéralement l'auditeur (plusieurs degrés d'instruments, plusieurs nappes sonores) renforce la qualité de l'ensemble, même si parfois, effectivement, on a cette -fâcheuse, mais volatile- impression de facilité, tout du moins au début.


Witherspoon assoit sa position de frontman, porte à bras le corps l'ensemble de l'album, décline son timbre de voix (tantôt suave et puissant, tantôt agressif et fédérateur) et profite de cette nouvelle occasion pour prouver son charisme. Seasons est donc loin d'être mauvais, même si je préfère Home. Mais Sevendust est un putain de bon groupe, qui apporte un peu de maturité et de fraîcheur dans un milieu saturé de productions bidons et de ratages purement commerciaux. Loin d'être mauvais, pas exempt de défauts mais tellement sincère dans la démarche et près de la réussite artistique. Attendons encore un peu, on risque d'être surpris...


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