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CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Georg Neuhauser
(chant)

-Thomas Buchberger
(guitare)

-Mario Hirzinger
(claviers)

-Simon Holzknecht
(basse)

-Andreas Schipflinger
(batterie)

TRACKLIST

1)Canopus 3
2)Reduced to Nothingness
3)Words Untold [Instrumental]
4)Circle of My 2nd Life
5)Engraved Within
6)Forever
7)Dreams Unlived [Instrumental]
8)Dead Man Walking
9)From Where the Dark Is Born
10)Shriven

DISCOGRAPHIE


Serenity - Words Untold & Dreams Unlived
(2007) - metal symphonique - Label : Napalm Records



C’est le premier album des Autrichiens, noobs parmi les noobs dans le monde merveilleux du metal mélodique. L’effet, pour un baptême de feu, est impressionnant : remarquable de professionnalisme et de maîtrise, Words Untold & Dreams Unlived est l’un des rares albums du genre sortis cette année à pouvoir susciter la curiosité d’un large public. Un cygne noir vient peut-être de naître.

Le combo tire son épingle du jeu en proposant un metal hybride, croisement entre le power mélodique et le metal progressif. La démarche n’est pas sans rappeler celle de Kamelot. Ce mélange des genres n’est pas inhérent à toutes les compositions mais s’équilibre de façon optimale tout au long du disque. On notera ainsi une fin d’album résolument orientée metal prog’ à la Dream Theater, avec un excellent "Thriven", révélateur du talent des musiciens. Les échanges clavier-guitare sont surprenants. Les plus sombres "From Where The Dark Is Born" et "Dead Man Walking", sans atteindre le niveau de virtuosité du groupe précité, proposent des constructions et des atmosphères que d’aucuns parmi les plus progressistes d’entre vous jugeraient probablement intéressantes.

Cela ne démarrait pourtant pas de la meilleure des façons, avec ce "Canopus 3" qui nous refait le coup de l’ambiance orientale et du refrain bateau. Mais dès "Reduced To Nothingness" l’on pressent la diversité des influences de Serenity : une voix death, des couplets admirablement posés et guillerets, une batterie qui s’emballe, un solo de guitare à la Kai Hansen… Tout cela se conglomère efficacement pour nous donner l’un des meilleurs titres de l’album. Seul le clavier fait parfois preuve de mauvais goût, en particulier dans ses soli. Le break symphonique de "Engraved Within" est au ras des pâquerettes, digne de Dreamtale ! Les prises de risque de Mario Hirzinger sont assez hasardeuses. Cela ne l’empêche pas d’assurer efficacement ses arrangements, sur un mode tout-à-fait traditionnel, à la Kamelot.


"Circle Of My 2nd Life" est archétypique du crossover power / metal prog : de la rythmique syncopée et chiadée aux leads de gratte stylés NWOBHM, tout est réussi dans ce titre. L’ami Georg Neuhauser est au sommet de son inspiration, notamment dans un break acoustique du plus bel effet. Parlant du chanteur, les lignes vocales sont dans l’ensemble très correctes, toujours très justes et peu avares en émotions ; on peut uniquement regretter la prononciation nasillarde de Georg, qui va probablement essayer de progresser dans ce domaine. Quelques faux pas et hésitations donc, mais au final un premier album très bon. On attend la suite avec impatience !


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