3309

CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 10/20

LINE UP

-Markku Pilhaja
(chant)

-Markus Vanhala
(guitare)

-Antti Lauren
(guitare)

-Ismo Laukkanen
(basse)

-Matti Suhonen
(batterie)

TRACKLIST

1)And Silence Bites
2)Fools in Control
3)Waste, Damnation
4)State of Mind
5)Black Burning Flame
6)Swallowing the Dark
7)Psychoracer
8)Lead a Wild Ride
9)By the Waves of Stars
10)Menace of War
11)The Black Meadow

DISCOGRAPHIE


Manitou - Deadlock
(2006) - heavy metal - Label : Firebox records



La Scandinavie perpétue la tradition du heavy-metal classique avec ses dérivés (speed, symphonique, néo-classique, death mélodique, etc.) mais aussi avec les puristes. Parmi eux, le combo finlandais Manitou, qui après s'être un temps adonné au metal progressif, s'est tourné vers une heavy tout à fait traditionnel, dénué d'ornements, similaire aux parrains allemands du genre. La référence Maiden est évidemment en bonne place elle aussi. Instrumentalement parlant en tout cas, avec un guitariste tel que Markus Vanhala, Manitou n'a rien à envier à ses influences. Ses soli endiablés illuminent la majorité des pièces de Deadlock, celles-ci n'étant pas toujours au point par ailleurs. Difficile de sortir du lot dans ce style musical.

Les rythmiques typées Bay Area, rappelant Metallica, ne sont pourtant pas impertinentes. "Fools In Control" et "Black Burning Flame" possèdent des riffs lourdauds intéressants, mais servent malheureusement de support à un Markku Pihlaja loin d'être aussi à l'aise en chant agressif que James Hetfield. L'homme semble davantage inspiré par l'aspect clair et haut à base de tremoli propre à la scène européenne, et à travers lequel il paraît plus efficace, en dépit d'un timbre passe-partout et impersonnel. Le mix, en outre, renforce la guitare rythmique, desservant le pauvre vocaliste s'égosillant pour se faire une place. Les lignes vocales n'étant pas non plus des plus inoubliables, le lecteur perspicace aura compris que Manitou souffre prinicipalement du défaut de voix, comme tant d'autres.

Des tentatives plus mélodiques sont faites sur la power-ballade "Swallowing The Dark", mais restent dans la moyenne avec des arpèges assez convenus. Un superbe solo de Markus Vanhala réhausse son intérêt. A l'instar de titres plus heavy comme "Waste, Damnation" et "Lead A Wild Ride", où les leads et les harmoniques artificelles sont les seuls à accrocher réellement l'oreille à la première écoute. En revanche, dans un morceau instrumental comme "Menace Of War", Manitou fait travailler son collectif - lignes de basse parfaites, batterie moins stéréotypée, rythmique pop originale - et atteint son but. Il ne s'agit pourtant que de l'introduction à l'ultime titre "The Black Meadow", seule chanson où tout se tient réellement, et où tous, même Markku Pihlaja, sont à la hauteur du guitariste lead. Il aura fallu attendre la totalité du disque pour obtenir ce minimum syndical ; c'est trop. Manitou est un groupe bancal.




©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 6 polaroid milieu 6 polaroid gauche 6