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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Sigurd
(guitare)

-Tom
(batterie)

-Alex
(chant)

-David
(guitare)

-Markus
(basse)

TRACKLIST

1)If Jesus Died
2)Headshot
3)Fake
4)Immortal Junkies
5)Deep Mongolian Steinem Job
6)Illuminati
7)The Day the Whole World Dies
8)Alcoholic Nightmare
9)Ejaculation of an Unknown God
10)Symphony of Destruction

DISCOGRAPHIE


Seeds Of Sorrow - Immortal Junkies
(2003) - death metal - Label : Metalage Productions



Venu d’Autriche, Seeds Of Sorrow n’en est pas à son premier essai, avec quatre albums et deux démos. Indéniablement compétent dans son domaine, ce groupe dessert pour les plus avides du style un Death carré, puissant et massif, faisant face aux formations telles que Obituary, dans l’esprit de ce qu’offre ces derniers temps la scène américaine ! Ce groupe risque d’en épater plus d’un, qu’on se le dise.

Enfin un groupe de Death qui ne se cantonne pas à jouer tout ce qu’il peut de ce qu’il connaît du style techniquement comme mélodieusement en s’arrêtant là. Seeds Of Sorrow aborde avec une incroyable efficacité des compositions écrasantes et implacables. Chaque fan de Death se retrouvera dans ce Immortal Junkies qui a la force de proposer une musique originale, dotée d’une personnalité non négligeable. Il suffit de jeter une oreille sur quelques titres comme "The Day The Whole World Dies" ou "Immortal Junkies" pour être conquis et ne plus avoir envie de décrocher le casque.

Les riffs écrasants et ultra efficaces (je me répète) mène Seeds Of Sorrow au paroxysme de la puissance qu’il est possible de dégager dans ce style. Les tempos lents sur cet album côtoient les plus rapides. La maîtrise des transitions et tout simplement des instruments ainsi que du sens de la composition permettent à Seeds Of Sorrow de dégager charisme et crédibilité, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Il faut rappeler que ce groupe est un habitué des planches depuis quelques années, accompagnant des formations comme Vader, Cannibal Corpse, Hypocrisy et Obituary.

La force de cet album réside dans la capacité du groupe à jouer une musique nuancée, profonde et maîtrisée, sans pour autant perdre de sa violence. Contrairement à un grand nombre de formations Death de la scène européenne comme américaine, la rapidité des titres n’est pas la principale caractéristique permettant d’aborder une musique violente : les deux guitaristes jouent finement, et incorporent quelques soli des plus réussis. Le chant sur cet album est l’élément fédérateur de tout ce que dégage Seeds Of Sorrow… Il possède ce je-ne-sais-quoi de Old Death avec un timbre rugueux et une présence très marquée. La qualité sonore de l’ensemble de l’œuvre met d’ailleurs en avant ce chant destructeur. Et niveau son encore, rien à redire, l’équilibre présent met en valeur ce que les instruments de chacun, la batterie comme les guitares et la basse, ont de meilleur à offrir.


Soulignons la qualité de la reprise de "Symphony Of Destruction" composée initialement par Dave Mustaine pour Megadeth ! La puissance dégagée par une interprétation sans faille rend ce titre encore plus prenant, hommage parfaitement la hauteur, finalement très cohérent avec ce que propose musicalement Seeds Of Sorrow. Face à tant de personnalité, Seeds Of Sorrow s’installe progressivement et sûrement sur la scène Death internationale avec conviction et respect, en proposant une vision de ce à quoi le vrai Death devrait ressembler.


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