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CHRONIQUE PAR ...

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Blackmore
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 17/20

LINE UP

-Russell Allen
(chant)

-Michael Romeo
(guitare)

-Thomas Miller
(basse)

-Michael Pinnela
(claviers)

-Jason Rullo
(batterie)

TRACKLIST

1)Of Sins and Shadows
2)Sea of Lies
3)Out of the Ashes
4)The Accolade
5)Pharaoh
6)The Eyes of Medusa
7)The Witching Hour
8)The Divine Wings of Tragedy
9)Candlelight Fantasia

DISCOGRAPHIE


Symphony X - The Divine Wings Of Tragedy
(1997) - metal symphonique - Label : Inside Out Music



Après deux albums intéressants, mais encore embryonnaire, le groupe américain du New Jersey décida de frapper un grand coup. Plus accessible, plus homogène, moins démonstratif et moins technique que les premiers essais, The Divine Wings of Tragedy distille une formule qui fera mouche puisqu'il sortira du cadre des amateurs aventuriers du progressif pour aller titiller une partie du public metal. Rien d'étonnant puisque Symphony X a toujours joué un Metal Progressif pur, sans concession a contrario de son principal "concurrent" Dream Theater. Quoiqu'il en soit, lorsque enfin (le japon eu la primeur) cette galette tomba dans les oreilles des amateurs, ils finirent la première écoute sur les genoux. Car oui, ce disque est ce que l'on appelle communément une "grosse baffe dans la tronche".

Dès les premières notes de "Of Sins And Shadows", le ton est donné : rythmique infernale, influence néo-classique enfin assumée et parfaitement digérée, chœur queenien, refrain mélodique parfaitement jouissif et taillé pour le live et...solo malmsteenien. Ce dernier point étant généralement l'attaque principale des détracteurs qui ne voient malheureusement souvent pas au-delà, passant par la même a côté du fait que Symphony X compose tout simplement des morceaux admirablement bien faits et assurément jouissifs! Si c'est un fait avéré que ce guitar héro soit une influence majeure du jeu de Romeo, il n'en demeure pas moins que Symphony X a développé un style parfaitement personnel, une touche assurément démente qui ne cesse d'émerveiller ses amateurs.
Sx (pour les intimes) est un groupe qui n'a pas oublié qu'avant d'être progressif et technique, il fallait d'abord faire jubiler son public. Et les trois premiers titres de cet opus en sont le parfais témoignage. Courts, directs, funs et compatibles headbanging sauvage lors des lives, ces titres n'en demeurent pas moins parfaitement construits et pas une seconde redondants. Qui n'a jamais chanté les chœurs et le refrain de "Out of The Ashes" sous la douche? Ce qui me fait penser au chant de l'incroyable Russel Allen. Modulant sa voix avec facilité, puissant ou parfaitement touchant à la demande, ce chanteur n'a eu de cesse de progresser pendant ces dernières années. Déjà divin sur les albums, c'est en live que ce chanteur mettra définitivement le public dans sa poche. Ce qui est une belle revanche pour un groupe considéré a l'époque comme un simple projet studio bien incapable de rejouer des morceaux aussi élaborés sur scène...
A en croire les trois premiers titres, on pourrait facilement s'imaginer que les influences progressives présentes mais discrètes, n'éclateront jamais au grand jour. Symphony X prouve une fois de plus que les préjugés ont la vie dure puisque le magnifique "The Accolade" avec ses nombreux breaks et passages instrus nous rappelle que le groupe a lui aussi été bercé par les grands noms des 70's. Une merveilleuse preuve du talent de composition du groupe. La suite porte parfaitement bien la Symphony X's touch, alternant passages légers et oniriques et metal limite trash comme sur "Pharaoh" voire passages symphoniques grandiloquents sur "The Eyes of Medusa". Et toujours cette rythmique précise, implacable, complexe. "Withing Hour" lui est plus ludique avec ces claviers neo-classique et ses mélodies médiévales. Dans la veine des premiers titres de l'album mais avec un jeu plus théâtraliser de la part de russel. Franchement sympathique et fort bienvenu juste avant le clou de l'album.
A ce stade, et je ne vous dis pas l'effet à l'époque, on s'est déjà clairement pris une baffe. L'album étant déjà bien épais, beaucoup de groupes se seraient arrêtés là. Seulement voila, il fallait un petit plus pour en faire un album culte, indispensable et mémorable. Ce petit plus c'est l'apocalypse en musique selon Symphony X avec "The Divine Wings of Tragedy" ! 20 minutes de musique qui écroulent les civilisations, ravagent les mondes et épuisent l'auditeur heureux. Chœurs grégoriens en entrée suivi d'une reprise version métallique de la symphonie de Mars de Holtz (et dieu sait si cela est d'une efficacité redoutable), mélodies et chœurs parfaitement épiques et brutaux quand il faut, divers passages instrumentaux allant du calme à l'apocalyptique, variations diverses sur le thème principal du titre (toujours celui de Holtz), claviers majestueux et final aérien magnifique qui clôture avec bonheur ce chef d’œuvre musical. Même six ans après la première écoute, c'est toujours d'une efficacité incroyable ! On pensait que ce titre clôturerait l'album et bien non, il reste le très beau "Candlelight Fantasia", ballade qui propose tout de même un break assez mythique avec un Russel Allen bien décidé a ajouter un peu de noirceur au morceau.


Nous voila au bout de cet album. Clairement culte et indispensable, il reste sans doute l’œuvre majeur de Symphony X pour la majorité des gens. C'est en effet le disque le plus accessible du groupe, le plus direct. Si votre humble serviteur préfère son court mais néanmoins exceptionnel et plus progressif Twillight in Olympus, ce disque a tellement tourné dans mes cages a miel qu'il est devenu un ami. Un ami qui a certes un petit peu vieilli sur certaines compos excellentes mais pas exceptionnels. Mais c'est surtout un ami qui laisse son auditeur épuisé et heureux. Symphony X est définitivement un groupe fantastique.


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