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CHRONIQUE PAR ...

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Bigduff
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 18/20

LINE UP

-Russell Allen
(chant)

-Michael Romeo
(guitare)

-Mike Lepond
(basse)

-Michael Pinnela
(claviers)

-Jason Rullo
(batterie)

TRACKLIST

1)Prelude
2)Evolution (The Grand Design)
3)Fallen
4)Transcendence
5)Communion and the Oracle
6)The Bird-Serpent War / Cataclysm
7)On the Breath of Poseidon
8)Egypt
9)The Death of Balance / Lacrymosa
10)Absence of Light
11)A Fool's Paradise
12)Rediscovery
13)Rediscovery (Part II) - The New Mythology

DISCOGRAPHIE


(2000) - metal symphonique - Label : Inside Out Music



«Moi, Bigduff, j'entreprends aujourd'hui, à Lille, une tâche nationale... Et décide ce jour d'élever la plus belle offrande de Symphony X, V, à sa vraie place, très haut au dessus de la masse des productions courantes de métal symphonique, des copieurs et des suiveurs de tout poil (Time Requiem?).» Pas très objectif comme début n'est ce pas? Vous allez comprendre pourquoi... Depuis Damnation Game, son deuxième album, Symphony X cherchait sa voie, quelque part dans les latitudes improbables du heavy, du métal symphonique et du progressif...

Finalement, après trois productions, dont la dernière en date : le mésestimé Twilight in Olympus (à tort ou à raison), Roméo et sa bande décident de prendre enfin le temps d'aller au bout d'un concept et de laisser libre cours à leur créativité fertile, sans limites ni standards... Fruit d'un effort sans doute considérable, le bijou tombait quelques années plus tard dans nos petites mains moites... Et nous entrainait dans un voyage inhabituel au coeur des sables brûlants d'une Egypte de mythes et de légendes... Comment, dès la première plage d'introduction, "Prelude", ne pas être happé au sein de cet univers? Magnifiquement orchestrée, la course des violons propulse l'auditeur à travers un tonnerre de cuivres et de guitares, né du tumulte de la création et de l'arrivée en ce monde des "Cinq-en-Un", porteurs de la vie et de la connaissance...(c'est mythologique hein? moi je ne fais que retranscrire).

Mais le meilleur est à venir et l'enchaînement avec "Evolution", le titre qui ouvre désormais presque invariablement tous les shows de Symphony X, est fantastique... L'auditeur, en pleine course, voit s'abattre sur lui un riff énorme dont Roméo à le secret, une rythmique bien grasse, bien lourde, appuyée par la batterie rageuse de Jason Rullo... Loin au dessus de la tempête, l'ami Russell donne tout la mesure de sa puissance vocale (ne chipotons pas, il est au métal symphonique ce que Bruce Dickinson est au heavy). Mais le calme revient, le temps d'un très court interlude où une pluie de notes crystallines échappées du clavier de Michael Pinella prépare le retour en puissance de ses compères, le temps d'un "Fallen" plus tempéré mais toujours aussi incisif.

Et quel bonheur de retrouver en milieu de morceau un duel guitare/clavier somptueux, comme à la grande époque de Divine Wings Of Tragedy, qui se conclut par une montée en puissance progressive, jusqu'à la reprise du thème... C'est bandant, n'ayons pas peur des mots... La suite, formée de l'enchaînement de morceaux courts et atmosphériques ("Transcendence", "On The Breath of Poseidon") et de morceaux plus longs et volontiers progressifs ("Communion And The Oracle"), nous entraîne de dunes en rivages inconnus, à même les flots calmes du Nil, dans la quiétude du crépuscule ou la chaleur du zénith (midi quoi, pas la salle de concerts) vers LA perle de cet album : "Egypt".

En effet, rares sont les riffs aussi immersifs et redoutables d'originalité (les trente premières secondes)... Surprenant!!! Le reste l'est tout autant d'ailleurs, et serpente d'harmonies vocales en breaks tantôt heavy, tantôt progressifs... Russell, une fois encore, donne de la voix, de sa terrible voix qu'il maîtrise et module pour s'adapter à toutes les ambiances voulues par Roméo... Ce mec est définitivement un gros Dieu, comme ses collègues d'ailleurs, mais ne laissons pas le fan que je suis prendre le dessus...

Hé oui, car je dois reconnaître que cet album n'est pas exempt de défauts, il n'en a qu'un seul en fait : sa complexité... Pas très abordable quand même tout çà, surtout passé "Egypt", où l'auditeur peut facilement perdre le fil. Attention je ne dis pas que la fin de l'album est décevante ou chiante ("The Death Of Balance/Lacrymosa" est énorme), non, je dis qu'elle est un peu...décousue...Ces quatre ou cinq morceaux manquent un peu de liant entre eux et avec le reste de l'histoire, mais c'est vraiment pour chipoter et pour ne pas passer pour un intégriste (quoique dans mon cas c'est déjà trop tard).


Le problême aussi de cet album est qu'il peu passer pour trop "cérébral" pour des bourrins et trop "bourrin" pour des cérébraux (comprendre : des progueux). Enfin bref, vous l'aurez compris en me lisant, je suis violemment accroc à cette invitation au voyage et à toutes ces petites trouvailles qui font de cet album l'incontournable de Symphony X...

«Symphony X kicked my ass this time guys!!!»


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