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CHRONIQUE PAR ...

12
Bigtonio
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15.5/20

LINE UP

-Russell Allen
(chant)

-Michael Romeo
(guitare)

-Mike Lepond
(basse)

-Michael Pinnela
(claviers)

-Jason Rullo
(batterie)

TRACKLIST

DISC 1

1)Prelude
2)Evolution (The Grand Design)
3)Fallen / Transcendence
4)Communion And The Oracle
5)The Bird-Serpent War / Cataclysm
6)On The Breath Of Poseidon
7)Egypt
8)Death Of Balance / Candlelight Fantasia
9)The Eyes Of Medusa

DISC 2

1)Smoke And Mirrors
2)Church Of The Machine
3)Through The Looking Glass
4)Of Sins And Shadows
5)Sea Of Lies
6)The Divine Wings Of Tragedy

DISCOGRAPHIE


Symphony X - Live on the Edge of Forever
(2001) - metal prog - Label : Inside Out Music



Voici un très bon live du quintet americain qui mérite qu'on s'y attache quelques instants. Commencons dès l'introduction par ce qui peut etre vu par les oreilles les plus exigentes comme le point faible du CD (vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas prévenu !) : la qualité sonore qui est celle d'une prestation live. Parfois un peu gachée par le public, la prise de son laisse à desirer dans les aigues et ramène parfois l' ensemble du spectre sonore dans un pannel de medium sound teinté de basse (note du Chaoswebmaster: putain c'est précieux j'adore ;-)))).

C'est a mon avis le seul point faible de l'oeuvre grandiose tant sur le plan des compositions que sur la prestation de très honnête qualité delivrée par Symphony X. Le CD est en fait un double CD qui contient en tout 15 pistes parmis lesquelles les joyeaux que sont "Smoke and Mirrors" et " Communion and the Oracle". Le premier CD est un peu moins homogène tant au niveau du style que de la qualité des compositions que le second , mais il reflète l'énergie du groupe et son execution bien rodée (depuis le temps que ces requins du métal trainent sur nos scènes c'est plutot normal ^^ ). "Evolution" annonce la couleur avec les lyrics aggressifs de Russel Allen et la couverture rythmique inmpeccable de Jason Rullo non denué d'une certaine fantaisie (cloches syncopées du plus bel effet). Mais le groupe révèle a mon sens la plénitude de son savoir faire dans l'execution magistrale des couplets qui avec les choeurs de Rullo et Pinnella trouvent une consistance harmonique de premier ordre, reflétant une musique nuancée et des lignes mélodiques puissantes et symphoniques. "Communion and the Oracle " change la tonalité de l'album et développe une partie moins aggressive des vocaux d'Allen qui y trouve a mon sens un terrain d'expression à sa pointure. Musicalement cette piste est fantastique non par la présence instrumentale d'une frugalité toute épicurienne mais par l'émotion que suscite le keyboard joué piano de Pinella et les contre-temps de Rullo sobres, efficaces, précis .

Mon coup de coeur du CD 1 est la transition de "On the Breath of Poseidon " et "Egypt". C'est un magnifique solo d'ambiance de Micheal Romeo qui demontre sa parfaite maitrise de la fille de chimène (la guitare ) . Tapping classique en 4 points de pression pour commencer ... exécutable mais ca en jette un max . Puis apres une digression instrumentale soutenue par le keyboard et les drums le solo déboule envoutant, aérien, énergique, gros son certes mais clarté dans les notes et les dead notes sont quasi absentes. Du gros boulot a reproduire pour les gratteux ^^

Le CD 2 contient des grands hits ou qui a mon avis méritent cette appellation : "Smoke and Mirrors" nottament qui frappe un grand coup avec un travail méritant de Rullo et la virtuosité vocale de Allen. "Church of the Machine" est d'avantage expérimentale et me fait parfois penser a "Erotomania" de Dream Theater (si vous ne connaissez pas précipitez vous sur les critiques ). "Through the Looking Glass" démarre bien avec une bonne intro au riff synthé efficace aux accents Stratovariussien. "Of Sins and Shadows" est sans doute une des plus énergiques et ROMEO se paye un son genre grosse distorsion gros cuirassé allemand. Du bon rendu en définitif. "Seas of Lies" présente un bon riff d'intro à la basse et le prérefrain est du meilleur effet sur les lyrics «Good and Evil». Enfin "The Divine Wings of Tragedy" fait dans la tradition marche militaire mais se développe intelligemment par la suite en évitant la monotonie.


Bref si le deuxiéme CD est moins flambant que le premier il est plus homogène et gagne a une écoute totale qui fera naitre l'atmosphère du concert dans votre chambre pourvu que votre matos suive les decibels : 59 minutes pour faire déménager vos voisins ; 59 minutes de bonheur et d'apporie que dis-je... d'ataraxie.


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