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CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 6/20

LINE UP

-Matkracker
(chant)

-Dany All
(claviers)

-Fryderyk T.
(guitare)

-Ismat
(batterie)

TRACKLIST

1)Fileleader 001
2)Nothing can stop me 001
3)Synth metal 001
4)Uncosmic justice 001
5)My war 001
6)Black cat 001
7)Shield saviour 001
8)Fatherland 001
9)Glacier inside 001(Bonus track)
10)Battle of the living dead 001 (Bonus track)

DISCOGRAPHIE


Synthphonia Suprema - Synthphony 001



Il fallait qu'une bande de petits génies débarque de leur Italie natale pour voir apparaître ce nouveau concept, puissant parmi les puissants : le synth-metal. «Oooooh» fait la foule... Mais c'est quoi au juste ? «Des structures heavy, symphoniques et épiques rencontrant les sons les plus électriques de la musique techno européenne», nous dit la bio. C'est effectivement une façon de voir les choses. J'aurais personnellement plutôt tendance à décrire l'engin comme une énième déclinaison sans intérêt du speed-metal mélodique.


Pire même, une énième déclinaison sans intérêt du speed-metal mélodique handicapée par sa production tellement pourrie que la double grosse caisse ressemble à une vulgaire boîte à rythmes de dance-music, par des sons de claviers tellement archaïques qu'ils nous ramènent à l'âge d'or de Gala et de 2 Unlimited, et qui plus est sans bassiste ayant eu assez de courage pour en être.

C'est donc le claviériste Dany All qui, tout en synthétique, se charge des basses. Admettons. "Fileader 001" - oui, car tous les titres finissent par "001", c'est le concept voyez-vous -, en quelques minutes, nous apprend tout ce qu'il y a à savoir sur Synthphonia Suprema : une base heavy-speed ultra-classique, avec la progression d'accords maiden-like utilisée à tort et à travers, des sons de claviers ultra-répétitifs, et même pas la foutue capacité de sortir un refrain ultra-catchy et percutant. Matkracker seul mérite la comparaison avec Rhapsody : son accent est effectivement peut-être encore plus mauvais que celui de Fabio Leone. Vocalement en revanche, le pauvre est à la rue. Son registre très très soft ne l'amène pas bien loin. Mais la pauvreté des compositions lui sied à ravir : au moins un point positif... Enfin, si l'on veut.

C'est peut-être "Shield Saviour 001" qui remporte la palme de la chanson la plus construite du lot. N'allez pas imaginer des soli endiablés d'un guitariste adepte du shred ; Fryderyk T. n'en est pas capable, et de toute façon ça n'est pas ce que lui demande le leader Dany All derrière ses machines si énervantes. Mais quelques changements de rythmes soulagent nos oreilles de cette double grosse caisse pleine de semoule. Dans le même ordre d'idées, "Glacier Inside 001" débute par une simplissime mélodie de piano, quoiqu'assez jolie, laissant croire à une ballade des plus niaises : jolie feinte, c'est en fait un autre titre speed (niais quand même) qui conclut cet album d'un intérêt plus que limité. Ne prenez pas la participation à l'album de Pier Gonnella, guitariste de Labÿrinth, comme gage de qualité.


A moins d'avoir été cryogénisé en 1992, fuyez Synthphonia Suprema. En plus, c'est difficile à prononcer. Beurk.


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