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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 16/20

LINE UP

-Ralf Gyllenhammar
(chant+guitare)

-Hannes Hansson
(guitare+chant)

-Mats Johansson
(basse, chant)

-Mats Hansson
(batterie)

TRACKLIST

1)In The Night
2)Double Nature
3)Falling Down
4)The Heckler
5)I Wanna Be Loved
6)Scyphozoa
7)Spreading The Worst
8)Bring Me Everyone
9)Forever Begins Today
10)I Am Not Aggressive
11)The End

DISCOGRAPHIE


Mustasch - Latest Version Of The Truth
(2007) - heavy metal - Label : Regain Records



Après un EP prometteur, Parasite !, Mustasch récidive avec un album complet, tout en se distinguant définitivement des autres groupes de stoner. Doté d'un gros son et d'arrangements façon BO de films à quelques reprises, Mustasch a voulu voir les choses en grand. Les riffs restent plombés, comme sur le titre d'ouverture "In The Night", très heavy et bourré d'harmonies, mais les guitares savent aussi se faire moins incisives, plus en retrait même, pour mieux mettre en valeur l'excellence du chant.

Car Mustasch tient là un vocaliste d'exception, en la personne de Ralf Gyllenhammar, tout aussi capable de beugler comme Phil Anselmo, de moduler à tout moment et de jouer les hard rockers nasillards. Sur la « ballade » acoustique "Bring Me Everyone" par exemple, ponctué comme il se doit de gros riffs, Ralf se livre à de magnifiques envolées nasillardes, comme on en avait plus entendu depuis The Cult... carrément ! D'ailleurs la ressemblance avec la voix de Ian Astbury est frappante pour le coup, et surtout complètement inattendue. On retrouve d'autres points communs avec Ian Astbury avec la voix grave utilisée sur les couplets de "I Wanna Be Loved"... pour sûr, on est loin des braillards habituels qui sévissent dans les groupes de stoner.

Alors que déboule en premier lieu des titres bien heavy, des viollonades voient le jour sur la 6ème plage, "Scyphozda", en guise d'intermède. Guitares acoustiques sur fond d'arrangements « épiques », la mélancolie de "Scyphozda" pourrait servir à la BO d'un vieux film. Pour mieux repartir du bon pied sans doute, avec le rythme pesant de "Spreading The Worst" (le stoner n'est jamais loin) ; l'approche mélodique de Mustasch se chargeant de faire la différence. Latest Version Of The Truth passerait presque pour un album pop comparé à la lourdeur des confrères de Mustasch ; l'évidence des mélodies de "Bring Me Everyone" bien sûr, et surtout l'aspect "commercial", grosse production hollywoodienne, avec les cuivres, les violons pour un rendu superbe sur "Forever Begins Today". Allié aux harmonies des guitares, Mustasch parvient à amener un peu de fraîcheur à une musique dont on pensait pourtant avoir tout entendu. Pas de doute, le plat de résistance est savoureux ("Forever Begins Today", "Bring Me Everyone", "I Am Not Aggressive") et on se délecte de chacune des intonations du chanteur, qu'il gémisse, hurle ou chuchotte. Rien à dire, l'influence Ian Astbury tourne à plein régime et ça fait du bien aux esgourdes. On le pensait unique et inimitable... la preuve que non !


En dernier lieu, "The End" se propose de regrouper les moments phares de l'album, de les remixer dans un timing serré, en guise de cadeau d'adieu. Sans oublier le final magnifique au piano où encore une fois, Ralf sort le grand jeu... quel organe, la grande classe ! Un excellent album, surtout sur les derniers morceaux ; si Mustasch continue sur cette lancée, nul doute qu'il s'ouvrira à une audience bien plus large que celle du stoner.


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