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CHRONIQUE PAR ...

60
Dizayeure
Cette chronique a été mise en ligne le 06 avril 2009
Sa note : 14.5/20

LINE UP

-Holly
(chant)

-M.stolz
(violon)

-B. Cellini
(violoncelle)

-Oli
(guitare)

-Holly D.
(guitare)

-Micha
(basse)

-Specki T.d
(batterie)

TRACKLIST

1)Mea Culpa
2)Mein Engel
3)Flucht Ins Glück
4)Eisherz
5)Traumlos
6)Dein Licht
7)Die Eine
8)Vollmond
9)Feuer
10)Mein Leben
11)Der Garten (feat Aylin Aslim)
12)Komm !
13)Finsternis
14)Wann

DISCOGRAPHIE

Das Weisse Lied (2007)
Schuldig (2009)

Letzte Instanz - Schuldig
(2009) - rock gothique folk - Label : Drakkar Records



Vous ne connaissez pas Letzte Instanz ? Pourtant ce groupe, originaire d’Allemagne comme on aura pu le noter à la lecture du nom, n’en est pas à son premier coup d’essai avec Schuldig. Loin de là même, car depuis sa formation en 1996, le groupe a sorti pas moins de sept albums, Schuldig y compris, et deux lives (dont un acoustique). Cependant le groupe n’a jamais vraiment réussi à conquérir le public français et reste assez peu connu dans les contrées non germanophones. Hélas, je ne pense pas que la situation va changer avec Schuldig et c’est plutôt dommage.

En effet, bien que Schuldig soit un bon album, avec de nombreuses qualités dont nous allons parler de suite, il reste hélas tout de même destiné à un public allemand, à cause d’un chant entièrement en allemand. Letzte Instanz nous livre sur cet album un rock/métal pas bien méchant, très mélodique et facile d’accès. L’album présente des accents folk (par la présence sur tous les titres de parties de violon et de violoncelle) et pop (essentiellement au niveau du chant et de la structure des morceaux) très prononcés. Les mélodies sont elles très réussies, easy-listening douces et agréables à écouter, et cela sur la majorité des titres. Les compositions sont variées, et bien qu’aucun titre ne sorte vraiment du lot, on ne se lasse pas au fil de l’écoute. L’instrumentation est certes plutôt réussie et dotée d’une bonne production, mais elle reste cependant trop en retrait dans les compositions. Que ce soient les riffs de guitares qui restent tout le long de l’album en arrière-plan, mais qui savent cependant rajouter un peu de lourdeur et de punch ("Vollmond") ou encore les parties de batterie, très simples mais efficaces ce qu’il faut ("Die Eine", "Vollmond"). Non, il faut chercher la vraie réussite de Schuldig au niveau des mélodies et tout spécialement des arrangements qui sont eux vraiment très, très bons. Violon, violoncelle, piano, pizzicato ("Feuer") et autres… tout cela est mélodique et très agréable à écouter.

Comme je le disais au début, le chant est entièrement en allemand et très pop. On est bien loin d’un chant grave et martial à la Rammstein. De ce côté-là on se rapproche plus de ce que l’on peut capter des radios pop allemandes quand on habite, comme moi, à côté de la frontière allemande. C’est-à-dire un chant certes mélodique, mais qui se révélera au fil des écoutes assez quelconque et sans forte personnalité à laquelle se raccrocher, comme par exemple avec le chant de Tilt Lindemann. Dommage, car de ce fait le chant en rebutera plus d’un non germanophone lors des premières écoutes et ceux-là passeront à côté d’un album aux qualités mélodiques indiscutables ("Mein Leben", "Traumlos"). Autre point négatif, déjà mentionné plus haut : le manque de véritables tubes dans l’album. Bien qu’aucun titre ne soit vraiment médiocre (à part l’introduction courte et inutile et peut-être "Mein Engel", à la mélodie moins réussie) on ne peut s’empêcher de regretter l’absence d’un titre vraiment marquant. Cependant, pour se faire une idée de l’album, écoutez le titre "Eisherz" qui résume à lui seul toutes les qualités et les défauts de Schuldig : mélodies mémorables, arrangements classieux, break atmosphérique, riffs énergiques … et un chant désespérément quelconque.


Pour résumer, Schuldig est un album bourré de bonnes mélodies, de parties de violon et de violoncelle magnifiques, mais qui hélas n’arrivera pas à séduire complètement le public français à cause de son chant en allemand quelconque auquel on aura du mal à s’attacher. Dommage, vraiment dommage, car cette atmosphère folk était pourtant délicieuse.


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