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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11.5/20

LINE UP

-Michael Kiske
(chant)

-Sandro Giampietro
(guitare)

-Aldo Harms
(basse)

-Jurgen Spiegel
(batterie)


TRACKLIST

1)Reconsider
2)Can I Know Now?
3)Let's Be Heroes
4)He pretends
5)Freak-Away
6)Hey
7)Boilingpoints of No Ruburn
8)Ride One
9)Hackneyed
10)That's Why
11)A Bit Of Her
12)Overrated
13)Dancet's Bug
14)Turn It

DISCOGRAPHIE

Supared (2002)

Supared - Supared
(2002) - pop rock - Label : Noise Records



Après deux albums solos froidement accueillis par la communauté metal à laquelle il restera à jamais associé (inutile, je pense, de vous expliquer pourquoi), Michael Kiske continue à n'en faire qu'à sa tète et décide de monter un bon p'tit pop-rock band des familles avec ses potes. Supared se situe dans la continuité de son dernier album solo, le très décrié Readiness To Sacrifice que j'avais beaucoup apprécié. La différence entre ces deux albums est en effet minime ; les guitares étant juste davantage mises en avant et un poil plus heavy avec Supared. Les chansons, écrites pour la plupart par Kiske, sont bonnes.

Mais je suis quand même un peu déçu, je m'attendais à ce que Michael Kiske fasse preuve de plus de créativité, comme il nous y avait habitué sur son premier album solo, l'excellent Instant Of Clarity et aussi sur le Chameleon d'Helloween qui restera pour moi un album de très grande classe (même si c'est plus un album solo de Kiske que du Helloween). Sur ces deux albums, chaque chanson possédait son propre style, que ce soit metal, progressif, pop, rock et j'en passe, ce qui rendait l'album très riche et donc on ne s'ennuyait jamais, à condition bien sur d'adhérer à tous ces mélanges. Readiness To Sacrifice amorçait encore un virage vers un nouveau style, pop-rock, mais les chansons étaient suffisamment variées pour éviter l'ennui !

Alors qu'avec Supared, la diversité n'est pas vraiment de mise, la plupart des morceaux sont toujours bâtis sur le même mode : gros riffs sans ampleur, le genre de guitare pas désagréable en soi mais qui ne marque pas vraiment les esprits, et la voix de Kiske autour de laquelle repose chaque chanson. Mais que Michael Kiske se soit juste contenté de nous livrer un Readiness To Sacrifice bis, en moins varié en plus, ça a un peu de mal à passer.

Non pas que Supared soit mauvais, ça reste un album assez bon, divisé en deux parties : la première, bien électrique avec des mélodies pop Kiskiennes sur fond de grosses guitares, et la seconde, plus acoustique. Mais faut pas se voiler la face, on s'emmerde parfois devant certaines compos à l'intérêt limité, mais ceci est du au style qui sent le réchauffé et qui est toujours le même, sans aucune variation !!! Des refrains comme celui de "He Pretends", "Turn It" ou de l'électro-acoustique pépère "A Bit Of Her", on a la désagréable impression de les avoir entendu 50 fois sur le disque, sur chaque chanson quasiment !

Heureusement, il y a quand même des morceaux plus calmes, plus posés et moins "grunge" qui se démarquent du lot, comme "Freak-Away" et ses quelques touches de claviers très agréables ou l'acoustique "That's Why". La deuxième partie de l'album contient d'ailleurs quelques morceaux qui permettent de respirer un peu, car la guitare saturée est mise de coté un moment et on sera donc épargné de ces gros riffs ! La ressemblance avec Readiness To Sacrifice est flagrante sur des morceaux comme "Hey" (surtout le refrain, presque hurlé), la ballade au piano "Ride On" et "Hackneyed" avec ses sonorités plus orchestrales. Ce n'est pas un hasard si ces morceaux figurent parmi mes préférés.

Il y a beaucoup de chansons (14) et c'est ça le problème, il y en a aucune de mauvaise, mais elles sont quasiment toutes pareilles! Michael Kiske a donc choisi de se faire plaisir avec un album sympa mais qui manque cruellement d'ambition. Je n'aurais peut-être pas porté le même jugement si il s'agissait d'un artiste inconnu qui débarque avec son premier album, ma note aurait sûrement été plus haute. Mais venant de la part de Michael Kiske, la déception est quand même présente, car il nous avait habitué à bien mieux que ça.


Il y a beaucoup de chansons (14) et c'est ça le problème, il y en a aucune de mauvaise, mais elles sont quasiment toutes pareilles! Michael Kiske a donc choisi de se faire plaisir avec un album sympa mais qui manque cruellement d'ambition. Je n'aurais peut-être pas porté le même jugement si il s'agissait d'un artiste inconnu qui débarque avec son premier album, ma note aurait sûrement été plus haute. Mais venant de la part de Michael Kiske, la déception est quand même présente, car il nous avait habitué à bien mieux que ça.


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