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CHRONIQUE PAR ...

60
Dizayeure
Cette chronique a été mise en ligne le 09 mars 2009
Sa note : 14/20

LINE UP

-Mika Tauriainen
(chant)

-Tom Mikkola
(guitare)

-Jaani Kähkönen
(guitare)

-Joni Miettinen
(basse)

-Aksu Hanttu
(batterie)

TRACKLIST

1)Soul Sacrifice
2)Strife
3)Dying Moan
4)Beautifully Confined
5)Lost in My Denial
6)Greed of Mankind
7)Dead by Silence
8)Hollow
9)Caught by Desire
10)Say Goodbye

DISCOGRAPHIE

Painstained (2009)

Entwine - Painstained
(2009) - rock mélodique gothique à tendance metal - Label : Spinefarm



Durant ma première écoute du sixième album d’Entwine, Painstained, quelque chose me troubla. Alors que je n’avais jamais entendu ce groupe auparavant, j’avais l’impression de pourtant reconnaître quelque chose dans la musique… Après une rapide recherche sur le net de la bio du groupe, j’eus ma réponse : le chanteur d’Entwine se trouve être également celui de ShamRain, groupe de mélodique rock mélancolique que j’affectionne tout spécialement. Je me lançais donc dans l’écoute de Painstained avec un très bon a priori.

Painstained est un disque de rock/metal mélodique, à ranger du côté de The Rasmus, Hoobastank ou encore Linkin Park, sans le côté rap. Ces groupes semblent d’ailleurs avoir influencé directement Painstained (inconsciemment ou non). Ainsi on retrouvera des sonorités que Hoobastank n’aurait pas reniées sur les couplets et le refrain de "Soul Sacrifice" (hormis les claviers) et The Rasmus ne semble pas être étranger au refrain de "Caught by Desire". De même, le riff d’intro/outro de "Greed of Mankind" semble avoir été très fortement inspiré (qui a dit pompé ?) du riff principal du titre de Linkin Park "Points of Authority". A côté de ces influences externes, l’ombre de ShamRain plane très fortement sur les trois derniers titres de l’album. "Say Goodbye" semble parfaitement faire écho au titre "Into Nothingness" de l’album Someplace Else de ShamRain. Clin d’œil aux fans ? Manque d’inspiration ? Dans tous les cas on pardonnera en partie toutes ces influences qui se font parfois un peu trop ressentir car, il faut bien l’avouer, le résultat est loin d’être déplaisant.

La majorité des titres de Painstained repose sur une formule commune, l’ossature principale de celle-ci étant la structure classique des chansons mélodiques easy-listening, à base de successions de couplets et de refrains. Dans le cas de Entwine, nous avons la plupart du temps des introductions nous présentant le riff principal du titre, puis des couplets où la voix est mise en avant et les guitares en retrait, avant de retrouver le riff principal à l’occasion du refrain ("Strife", "Beautiful Confined" ou encore "Caught by Desire" pour ne citer qu’eux). Bien que les riffs soient simples, composés principalement de power chords, ceux-ci sont très efficaces ("Soul Sacrifice" ou encore "Dead by Silence") et on notera la présence de très bons solos sur des titres comme "Strife", "Dying Moan" ou "Greed of Mankind". Mika Tauriainen nous prouve une fois de plus qu’il est un bon chanteur, bien qu’il n’arrive pas à transmettre autant de sensations que sur les albums de ShamRain. Enfin, la batterie, bien que basique, n’en est pas moins efficace et remplit son rôle. Seul bémol au niveau de l’instrumentation : la basse, qui est en retrait tout le long de l’album, à part sur la power ballade "Lost in My Denial".

Malgré une formule qui peut sembler basique et déjà utilisée sur des milliers d’albums par des milliers d’autres groupes, celle-ci reste cependant assez efficace sur Painstained et nous prenons un certain plaisir à l’écoute de l’album. Les mélodies sont accrocheuses, telles que celles de "Greed of Mankind" ou de "Say Goodbye". Les passages atmosphériques de certains couplets ou breaks sont très agréables et dégagent une ambiance légèrement sombre et froide, comme sur "Dying Moan" ou "Hollow". Cette dernière possède d’ailleurs une seconde partie qui tire vers une sorte de heavy/thrash pas désagréable, nous proposant un solo fort bien inspiré. Les arrangements sont très bien réussis également, en particulier les discrètes parties de piano disséminées tout au long de l’album ("Dying Moan", "Greed of Mankind", "Lost in My Denial"). Par contre, un petit coup de gueule pour les titres des chansons : ils auraient pu se creuser un peu la tête pour nous sortir des choses un peu moins niaises et bourrées de lieux communs gothiques pour adolescentes en rébellion que "Soul Sacrifice", "Dead by Silence" ou encore "Lost in My Denial".


En conclusion, Painstained est un disque bien sympathique aux mélodies efficaces qui devraient ravir les fans de rock mainstream un peu lourd. Typiquement ceux qui écoutent Evanescence et Hoobastank en se cachant des autres pour ne pas recevoir de jurons et de pierres. Les autres n’y trouveront rien à se mettre sur la dent, et pourront donc passer leur chemin.


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