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CHRONIQUE PAR ...

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Gazus
Cette chronique a été mise en ligne le 08 mars 2009
Sa note : 15.5/20

LINE UP

-Sam Carter
(chant)

-Tom Searle
(guitare)

-Tim Hillier Brook
(guitare)

-Ali Dean
(basse)

-Dan Searle
(batterie)

TRACKLIST

1)Early Grave
2)Dethroned
3)Numbers Count for Nothing
4)Follow the Water
5)In Elegance
6)We're All Alone
7)Borrowed Time
8)Every Last Breath
9)One of These Days
10)Dead March
11)Left with a Last Minute
12)Hollow Crown

DISCOGRAPHIE


Architects - Hollow Crown
(2009) - hardcore postcore metal prog metalcore mathcore de sales jeunes - Label : Century Media




Bon sang, c'est la seconde fois que ça m'arrive ! Il y avait déjà Benea Reach qui m'avaient trompé, cachant un mathcore savoureux derrière des mèches emo savamment entretenues et des uniformes militaires débraillés. Je m'étais juré de ne pas me faire de nouveau avoir. Et voilà que débarquent ces jeunes Anglais d'Architects aux mèches emo encore mieux entretenues que celles de Benea Reach, tandis que le chanteur arbore un début de nuque longue. Et dire qu'en plus ils portent des jeans slims.


Et pourtant, "Early Grave", le titre d'ouverture met tout le monde d'accord : du riff moulinant à tendance meshuggienne, une batterie qui envoie de la double pédale en rafales et un chant core juvénile à souhait. Ça tape fort et ça sent fort la jeunesse, en plus d'être pourvu d'un groove odieux. Passée la quarantième seconde du morceau, si vous ne levez pas le poing en l'air tout en criant avec les chœurs typiques hardcore, alors vous risquez de ne pas apprécier des masses Architects. Si vous avez tenu le coup, jusque là, attendez la seconde minute avant de vous prononcer définitivement, ah, voilà qu'arrive le chant clair. Juvénile, vous disais-je. Pendant que ce changement vocal s'opérait, la musique elle, a évolué, alternant passages brutaux et mélodiques. Pour finir sur un riff simpliste mais jouissif. Si vous êtes toujours là c'est que vous êtes intéressés, nous pouvons donc passer au reste de l'album.

La musique d'Architects tape donc dans le metalcore, voire post-hardcore à tendance chaotique. On pense à Dillinger Escape Plan ("Dethroned"), Meshuggah ("Early Grave", "Dead March") voire Norma Jean ("Left with a Last Minute"). Les tempo sont relativement élevés et le groupe balance sa sauce visiblement sans concession. Quoi de plus naturel, donc, que de se prendre un blast-beat sauvage dans la face dès le troisième titre ? Le groupe alterne donc des passages tendant vers le mathcore avec des dissonances qui rappellent Eden Maine et Drop Dead, Gorgeous et surtout des passages mélodiques d'une grande efficacité, où le chant clair de Sam Carter colle parfaitement. Ces passages, au lieu de tomber dans le mielleux à outrance s'avèrent finalement d'une grande justesse. Et notre chanteur de moduler, histoire de ne pas tomber dans la répétition et de varier les plaisirs de l'écoute. Chanteur comme musiciens, s'avèrent donc dotés d'un fort bon niveau, tant technique que dans celui de la composition.


Si Hollow Crown est un album somme toute légèrement répétitif, cela ne gâche en rien le plaisir que l'on peut éprouver dès les premières mesures du morceau "Early Grave", et ce, jusqu'à la fin du titre éponyme. Les jeunes Anglais offrent avec cet album un bien bon moment alliant brutalité et mélodie. Ou comment, chez les Éternels, nous avons trouvé un point positif au port du jean slim.


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