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CHRONIQUE PAR ...

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Kroboy
Cette chronique a été mise en ligne le 08 mars 2009
Sa note : 13/20

LINE UP

-Pete Ahonen
(chant+guitare)

-Pekka Kolivuori
(guitare)

-Pasi Hiltula
(claviers)

-Jukka Jokikokko
(basse)

-Jussi Ontero
(batterie)

TRACKLIST

1)Intro / The Godfather's Theme
2)Empyre
3)Manic Merry Go Round
4)Face the Truth
5)Fool's Parade
6)Was It Me ?
7)Walls of Stone
8)Sacrifice
9)Cruel World
10)Blinded by the Darkness
11)Only the Wrong Will Survive

DISCOGRAPHIE


Burning Point - Empyre
(2009) - heavy metal power metal - Label : Metal Heaven



Originaire de Finlande, Burning Point est une bande de nouveaux venus sur la scène meta… Quoi, Empyre est déjà leur 4ème album, et la bio nous apprend que le groupe compte enregistrer un DVD live en 2009 pour célébrer ses 10 ans ? Ah, ben mea culpa, mais je dois avouer que je n'avais jamais entendu parler de l'existence de ce groupe jusque-là. Une erreur qu'il faudrait peut-être songer à réparer, parce qu'on trouve sur Empyre une petite poignée d'arguments parlant en la faveur de ses géniteurs…

Pourtant, le début de l'album ne s'annonce pas forcément sous les meilleurs auspices. Déjà, l'intro est un peu facile : la reprise version metal d'un thème ultra-connu, en l'occurrence celui du Parrain. Bon, on ne va pas trop se plaindre non plus, le rendu est plutôt pas mal (le contraire eut été étonnant, vu la beauté de l'œuvre de Nino Rota). Ensuite, dès le premier titre, une impression assez désagréable se dégage : ce que propose Burning Point ressemble fort à du sous-Brainstorm. On retrouve le même genre de gros riffs power typiquement germains, mais sans la production massive qui va avec ; au chant, le timbre de Pete Ahonen rappelle celui d'Andy B. Frank, mais en beaucoup moins puissant ; enfin, et c'est sans doute le plus gros manque vu le style pratiqué par Burning Point, la batterie sonne vraiment faiblarde. On est loin de la frappe de mule de Dieter Bernert ! Et comme si ça ne suffisait pas, les 2 premiers titres sont plutôt en demi-teinte : sur "Empyre", Ahonen montre très peu de conviction au chant, ce qui limite la portée du refrain vaguement épique et plutôt bien senti ; et sur "Manic Merry Go Round", le bon début est très vite gâché par un refrain horrible, avec une montée dans les aigus très stressante. Bref, c'est un vautrage complet qui se profile…

…Et pourtant, au fur et à mesure que l'album avance, Burning Point prend ses marques et nous offre une belle montée en puissance. Tel un tennisman crispé en début de match, c'est en lâchant ses coups (et les chevaux) que Burning Point entre enfin dans le vif du sujet, avec "Face the Truth". Ah oui, rien de très finaud dans ce titre : riff heavy speed, chant axé sur le registre agressif, rythmique ©Jörg Michael avec moult double pédale et refrain massif, voilà le cocktail power metal gagnant, une recette éprouvée depuis très longtemps. Ce titre sonne le véritable (Burning, arf arf !) point de départ de Empyre, qui aligne ensuite une galerie de titres power / heavy fort réussis. Malgré une légère inquiétude après la médiocre ballade "Was It Me" (et sa ligne de guitare tellement sucrée qu'elle ferait claquer un diabétique en moins de deux), Burning Point relève la tête avec panache sur "Walls of Stone", l'un des moments phares de l'album avec son refrain simple et majestueux. L'accent est mis principalement sur le mid tempo ("Fool's Parade", "Only the Wrong Will Survive") au détriment des titres speed (seul "Sacrifice" venant rejoindre "Face the Truth"), peu de titres faisant le lien entre les 2 mondes ; dommage, car le seul exemple ("Blinded by the Darkness") est vraiment bon !


Du sous-Brainstorm, pensais-je au départ ; et bien à l'arrivée, sur le fond en tout cas, Empyre n'a pas grand-chose à envier à Downburst, la dernière livraison des Allemands en date. Tout juste manque-t-il un titre phare, une vraie mandale qui se détacherait un peu de ce lot trop homogène. Non, le plus gros travail restant à accomplir pour Burning Point porterait plutôt sur la forme, car le groupe aura du mal à percer avec une production si éloignée des canons du genre. Mais l'essentiel est là, et c'est déjà ça de pris.


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