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CHRONIQUE PAR ...

17
Lucificum
Cette chronique a été mise en ligne le 27 février 2009
Sa note : 8/20

LINE UP

-Mauro Bolognesi
(chant)

-Gianluca Fontanesi
(guitare)

-Marco Bertolini
(guitare)

-Saviero Rossi
(basse)

-Davide Tognoni
(batterie)

TRACKLIST

1)Dead Mechanis
2)Last Witness
3)Gilgamesh
4)Primordial
5)The Siege
6)Duellists
7)The Temple of Two Queens
8)Unholy Birth
9)The Sailor
10)Like a Distant Thunder

DISCOGRAPHIE


Dominance - Echoes Of Human Decay
(2009) - death metal old-school - Label : Kolony Records



«Kikoo je mapel Jean-Luc lol jé 15 ans mé bon, jécoute du métal depui lontan, je conné bi1 métalika et puis Slipnote alor cé moa qui vé fèr la kronik de se group, lol. Il sapel Dominance et leur chanteur il sapel Mauro Bolognesi lol mdr. T’imajine, « bjour je mapel Bolognesi » « ah oué ben moi cé Carbonara » lol mdr tro la teuhon mé bon cé marrant mé je suis la pour parlé de muzik et pas pour metre la teuhon au chanteur alor Dominance il font du Deth Metal tro bien, ça bourine preske plus que Slipnote mdr lol.»

Ahem, excusez-moi. Mon neveu Jean-Luc m’a pris le clavier de force alors que je m’apprêtais à rédiger une chronique. Au vu du résultat, je pense que je vais reprendre la main, et lui ses études. Malgré son style SMS déplorable, ce sale gosse a dit deux choses vraies : Dominance fait du death metal, et le chanteur d’appelle Bolognesi, ce qui n’a pas grand-chose de drôle quand on vient d’Italie. Maintenant, concernant le premier point, on peut nuancer en trouvant une influence thrash au groupe, en particulier dans certains riffs et dans la production, qui est à cheval entre les deux mondes. L’aspect le plus death qui ressort est la voix, monolithique growl râpeux, très vite fatigant tant ce fameux Bolognesi ne change jamais sa recette. On aurait aimé un peu plus de conviction dans le chant, qui aurait pu à cet effet s’orner de doublage ou de variations, et ce malgré une ou deux incursions black ("The Duellists").

Mais non, Dominance fait du death/thrash old school, inspiré de l’école US de la fin des années 90, sans grande inspiration ni originalité. Quelques bons riffs, un headbangage garanti « satisfait ou mécontent » mais qui tient plus du reflexe pavlovien que de la réelle excitation. Les mid tempos alternent avec les accélérations typiquement death, avec le batteur juché sur sa double pédale, se permettant un peu de blast pour les grandes occasions. À part ça, le plus grand défaut de Echoes Of Human Decay est l’absence de riff marquant. Passée la petite mise en bouche de 35 secondes faisant immanquablement penser au début de "One" de Metallica avec ses boum-boum pan-pan, il ne se passe plus grand chose. Quelques introductions fracassent raisonnablement bien, telles celles de "Primordial" et de "The Temple of Two Queens", et on trouve des solos plutôt inspirés comme sur "The Siege", mais sorties de là, les 46 minutes que durent Echoes Of Human Decay se suivent et se ressemblent un peu trop.


Bref, passez votre chemin, il y a bien mieux à se mettre sous la dent en matière de death-metal aujourd’hui. Des groupes comme Dominance ne sont là que pour satisfaire les fans d’old-school pas trop exigeants qui ont besoin de leur ration de décibel hebdomadaire. Bon, le premier album du groupe date de 1999, celui-ci est le second, rendez-vous donc en 2019 pour le troisième album afin de faire le point ?


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