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CHRONIQUE PAR ...

40
Joe Le Hareng
Cette chronique a été mise en ligne le 10 février 2009
Sa note : 15/20

LINE UP

-Fludid
(chant)

-Christof "Leimsen" Leim
(guitare)

-Fabian "Fabs" Schwarz
(guitare)

-Günt
(basse)

-Chris Weiß
(batterie)

TRACKLIST

1)Everlasting
2)Why I Burn
3)Coming Home
4)More than a Man
5)Simplify
6)50 Ways to Love Your Liver
7)Ballad of Broken Angels
8)Not Me
9)Superman without a Town
10)The Man Who Saw the Universe
11)Welcome to Point Black
12)Wound

DISCOGRAPHIE


The New Black - The New Black
(2009) - rock hard rock Hard Rock Metal - Label : AFM Records



Les présentations de groupes que proposent les labels sont très souvent un tissu de mensonges éhontés, destinés à tromper le chaland qui désire investir quelques Euros dans l'industrie du disque. Pourtant, parfois, la formule qu'ils proposent tombe juste. Voici en préambule de cette chronique celle de The New Black : « Just imagine Black Label Society inviting the Nickelback guy over for some Thin Lizzy covers, all dressed up in Pantera shirts. » En plein dedans mon commandant.

Après la réalité est quand même légèrement en dessous, même s'il faut reconnaître que pour un début les Allemands de The New Black (ils auraient quand même pu se fouler un peu plus pour le nom du groupe) tapent dans le mille avec leur gros rock qui tache, largement saupoudré de metal dit « moderne ». Doté d'une production digne des grands noms, The New Black envoie du gros son : les guitares sont agressives, ronronnantes et précises (avec option harmoniques artificielles), supplées d'une batterie bien présente mais pas envahissante et surtout d'une grosse basse qui ronfle! Quel bonheur d'entendre la basse de Günt envoyer de bonnes lignes bien rondes! Le petit truc en plus est apporté par le chanteur, Fludid, qui sans être extraordinaire développe un univers et des lignes très intéressants. Oscillant entre le chant clair « avec des burnes », l'agressif pas trop hurlé et un petite pointe de néo (le refrain de "50 Ways To Love Your Liver" en est d'ailleurs l'exemple frappant), le bonhomme manie avec une certaine aisance les différentes cordes qui équipent son arc et permet au groupe de se démarquer de la myriade de groupes qui peuple le créneau.

Car les Allemands n'ont pas inventé la poudre et se contentent de réadapter une formule qui fonctionne : gros riffs catchy, pas trop compliqués et qui groovent bien (encore merci à cette basse qui arrondit les angles!), des refrains efficaces, radio-friendly et du solo bluesy « j'ai pas mal écouté le copain Zakk » à go-go. Mais ils le font bien et les occasions de se faire plaisir sont nombreuses : "Everlasting", "More than a Man", "The Man Who Saw the Universe" ou encore "Welcome to Point Blank" sont autant de bons titres catchy dont les New Black n'ont pas à rougir. Et soudain, sans que l'on sache trop pourquoi, ils versent dans le divin avec "50 Ways to Love Your Liver" : morceau à tiroirs étonnant et détonant, il brille par son couplet énervé/contenu et son refrain néo jouissif au possible. On pourrait aussi citer "Why I Burn", très Pantera et "Wound", ballade acoustique bien foutue, au rayon des belles réussites. Bien sûr rien n'est parfait et l'album souffre du syndrome du remplissage ; une petite poignée de titres pas forcement désagréables mais loin d'être indispensables : "Ballad of...", "Simplify" ou "Coming Home", torpillés par le côté « radio-friendly » de leur refrains respectifs.


Ne soyons pas trop durs avec The New Black qui pour un premier album vise haut et transforme l'essai. Réactualisant une formule Gros Rock burné en y incluant des influences plus modernes, grâce à une section rythmique carrée et un chanteur « qui en a », les Allemands propose un album des plus sympathiques. Amateurs de BLS un peu ouverts d'esprit, tentez votre chance!


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