3004

CHRONIQUE PAR ...

21
Wineyard
Cette chronique a été mise en ligne le 07 février 2009
Sa note : 14.5/20

LINE UP

-Alpha Valtias Mustatuuli
(chant)

-Mor Voryon (Jukka-Pekka Miettinen)
(guitare+chant clair+basse+claviers)

-Magistra Nocte (Erna Siikavirta)
(claviers+chœurs)

-Erzebeth Meggadeath (Marko Tarvonen)
(batterie+chant)

- S.M. NekroC
(guitare)

TRACKLIST

1)Of the Owls, of the Wolves and of the Nature: Revisiting the Microcosm (Pt. I)
2)Valkoinen Susi
3)Patheme
4)a.O.a.
5)The Noble Elements
6)Liber Omega (& The Macrocosm Manifest III)

DISCOGRAPHIE

a.O.a (2009)

Arthemesia - a.O.a
(2009) - black metal Black-Doom-Goth-Prog - Label : Spikefarm



Fort de près de quinze ans d’existence, Arthemesia est pourtant resté dans l’ombre, allant de démos en autoproductions jusqu’en 2001, date de sortie de Devs Iratvs, leur premier album chez Native North Records et dans l’absolu. Depuis, deux autres démos, une séparation du label et un retour en grâce cette année avec a.O.a chez Spikefarm. Ce dernier né reflète la patine des groupes rompus à écrire et jouer ensemble, prenant le temps de soigner le détail qui fait la différence. Le ratio âge/quantité devient assez énigmatique vu la qualité de cet album.

Ne commencez pas à tripatouiller votre chaîne hifi ni votre commande de son pendant les trois premières minutes de a.O.a.: Il ne se passe presque rien, simplement une mise en bouche lancinante ponctuée d'incantations mystiques peu audibles ("Of the Owls..."). Profitez-en donc pour vous mettre à l'aise car vous aurez un peu moins de trois minutes supplémentaires à l'entame de "Valkonen Susi" avant d'avoir enfin la joie non dissimulée d'ouïr le premier riff et le râle black de Muustatuli. Mais ça en vaut la peine, le bonhomme possède un très bon growl, dans la bonne tonalité (pas aigu, pas « sec », et avec du coffre).

"Valkonen Susi" donne plutôt bien le ton de l'album, très travaillée dans les arrangements et enchaînements entre breaks et parties vocales plus violentes, assez riche (solo heavy sur la fin, chœurs clairs, un soupçon d'épisme...), avec un son puissant servant au mieux une mélodie recherchée. Le reste de a.O.a se permet ensuite quelques variations sur les mêmes thèmes, accentuant tantôt l'aspect doom goth, tantôt le black progressif, avec une constante dans la présence de claviers « cuivrés », quelque peu répétitifs mais primordiaux dans la construction de l'atmosphère du CD. Une écoute au casque donne une parfaite mesure du travail accompli dans le souci du détail.

Et il semble y en avoir pour tous...Les progressistes seront ravis par "Patheme", morceau de plus de treize minutes (qui certes tourne un peu en boucle), dont l'intro planante peut faire songer à Tiamat période Wildhoney, avec chœurs épiques et gothiques, option guitare sèche. Les blackeux épiques préfèreront "a.O.a" ou plutôt "Liber Omega" arborant les seuls blasts de l'album et dont il faut noter certains passages à la Killing Joke en voix claire, mais surtout un solo au saxophone (!) décalé et assez délicieux. Enfin "The Noble Elements" qui hésite entre Opeth (intro et refrains) et une certaine idée de My Dying Bride par ses parties parlées.


Arthemesia dépose a.O.a comme un mélange de black progressif et de doom aux accents gothiques, teinté de mélodies qui souvent tapent juste. Le son puissant et clair permet de dévoiler une certaine richesse musicale qui au final permet l'accouchement d'un album assez équilibré et compact. Reste qu'on peut parfois trouver le temps long au travers des répétitions multiples des mêmes riffs et mêmes sons provoquant par suite quelques lenteurs injustifiées.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 5 polaroid milieu 5 polaroid gauche 5