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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Göran Edman
(chant)

-Fredrik Bergh
(claviers)

-Sven Larsson
(guitare)

-Björn Lodmark
(basse)

-Christian Johansson
(batterie)

TRACKLIST

1)Responsible
2)Don't Believe
3)If I Could
4)At the End of the Day
5)Family Business
6)Just a Little Appetizer
7)Something's Gotta Give
8)Groundhog Day
9)Sniper
10)Oh Maddyv
11)Brother Sun and Sister Moon

DISCOGRAPHIE

V (2006)

(2006) - hard rock - Label : MTM Music



Street Talk est un groupe suédois d'AOR qui s'est formé en 1994. On a surtout entendu parler de lui grâce à la participation de Göran Edman, l'ancien chanteur de Yngwie Malmsteen sur les albums Eclipse et Fire And Ice. Göran Edman a aussi chanté avec John Norum d'Europe et plus récemment avec Brazen Abbot. Mais la paternité de Street Talk revient au claviériste Fredrik Bergh, le principal compositeur et également le leader.

V est le quatrième album de Street Talk et d'emblée ce qui frappe est de voir à quel point Göran Edman est à l'aise dans ce style. Les fans de Malmsteen avaient déjà pu s'en rendre compte sur des titres comme Judas ou Making Love, Göran était brillant là dessus. Ses prestations plus que moyennes en tournée avec le guitar hero, ses difficultés à chanter sur ses classiques les plus heavy ne faisaient que le confirmer, lui qui était issu du milieu du hard mélodique. V est signé par MTM MUSIC, la filiale de SPV spécialisée dans le hard FM. Inutile de s'attendre à une quelconque originalité, l'AOR de Street Talk repose avant tout sur la qualité des arrangements simples, discrets et néanmoins déterminants du claviériste, ainsi que sur la belle voix de Göran Edman. La production est parfaite et lisse comme il faut, les soli de guitare ne débordent jamais, les rythmes sont plutôt entraînants, les refrains également. Alors, que manque-t-il à ce V pour entrer dans le rang des albums AOR marquants de l'année 2006 ?

Le problème est que tous les morceaux se ressemblent, les mid-tempos s'enchaînent à vitesse grand V (c'est le cas de le dire !) sans qu'on ait eu le temps de retenir grand chose. Du moins dans un premier temps, car si on prend la peine d'explorer de fond en comble les qualités de Street Talk, on y trouve des roucoulades idéales pour l'été ("At The End Of The Day", "Something's Gotta Give", "Groundhog Day"), et quelques titres plus rock contribuant à relancer un peu la dynamique ("Family Business", "Sniper").

Street Talk, groupe chrétien ? On peut se poser la question à l'écoute du refrain de "Something's Gotta Give", «In God we trust». Voilà qui devrait alimenter une polémique pas très utile. Après tout, ça fera quelque chose à dire sur cet album. Le riff d'intro de "If I Could" donne l'impression d'une tonalité plus heavy, mais peine perdue, ce titre reste dans la lignée AOR. Alors que penser de Street Talk ? Ce groupe ne manque pas de qualités, c'est une évidence, les amateurs du genre seront probablement ravis, aucun doute là dessus. De même que les fans d'Yngwie Malmsteen qui ont apprécié le son plus léger et accessible d'Eclipse, ceux là pourront toujours y jeter une oreille (mais inutile de s'attendre à des exploits guitaristiques, autant être prévenu).


Finalement, Street Talk est un peu comparable à un produit pour nettoyer le carrelage, c'est propre, ça brille et ça ne laisse aucune trace !


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