2898

CHRONIQUE PAR ...

56
Dexxie
Cette chronique a été mise en ligne le 22 décembre 2008
Sa note : 12/20

LINE UP

-Kari Vähäkuopus
(chant)

-Ari Nissilä
(chant+guitare)

-Toni Kansanoja
(chant+basse)

-Riku Hopeakoski
(guitare)

-Mikko Nevanlahti
(batterie)

TRACKLIST

1)Garden of Thorns
2)Alive... Cold... Dead!
3)Tuhon Oma
4)Dominion
5)The Time Unchained
6)Embody and Behold
7)Fallen
8)Uhrimalja
9)Road of Bones
10)The Last Day Before...
11)From Out of Nowhere (Faith No More cover)
12)Viivakoodit (Apulanta cover)
13)Synti Voittaa (Shitter Limited cover)

DISCOGRAPHIE


Catamenia - VIII - The Time Unchained
(2008) - rock black metal folk - Label : Massacre



Fondé en Finlande en 1995, le groupe Catamenia nous propose ici son 8ème album, intitulé VIII – The Time Unchained, et cela suite à pas mal de changements de line-up et à la suppression pure et simple des claviers. Voyons donc le résultat de ces quelques remaniements à travers un disque qui a priori est un album de black, mais qui finalement, et heureusement pour lui, ne peut vraiment pas être classifié de cette manière. Et puis finalement, combien de groupes peut-on vraiment classifier, et jusqu'à quel niveau de détail faut-il le faire ?

On commence par le morceau "Garden of Thorns", déjà très rythmé, si on exclut un petit break de rien du tout. Ce morceau dévoile quelques aspects de cette galette. D'une part, les divers types de voix : chant true black, puis style vocal proche du mélodeath (aussi bien de par les lignes mélodiques qu'en raison du timbre de la voix), ou encore le chant sombre caractéristique du brutal death. Notons aussi quelques chœurs à la fois clairs et criés. C'est aussi ce morceau qui nous dévoilera les harmonies pas forcément originales ni recherchées, elles sont presque prévisibles. Non, en fait elles sont prévisibles tout court. Même remarque pour les différents rythmes qu'on nous propose sur ce disque. Mais la musique jouée par Catamenia ne semble pas avoir la prétention d'être originale, et visiblement, l'objectif est ici plutôt de nous servir quelque chose dont les influences sont variées.

Alors, quelles sont ces influences ? D'une part, le black, sans surprise, constat émanant de la voix qui est finalement presque tout le temps hurlée de manière stridente, mais aussi de la batterie, qui, bien que plus lente dans le « que-bla » traditionnel, nous sert en plus des rythmes conventionnels, des choses proches du black metal. Deuxièmement, il y a quelques éléments qui sont plutôt propres au rock classique voire au punk rock, comme ces petits riffs harmonisés avec des chœurs clean par-dessus. En troisième lieu, soulignons par moments la présence de mélodies très folkloriques ("Tuhon Oma"). Allez, osons dire que ça rappelle un petit peu Tyr par moments. Concernant la production, les choses ont été faites proprement et c'est tout à fait audible. Les guitares rappelent le true black, même si la section rythmique ne prend que rarement cette direction.

Ces influences diverses et variées apportent une certaine richesse à la musique de nos Finlandais. Certains mélanges sont des plus intéréssants, mais tout de même, les choses s'étalent un tantinet. Nous n'irons pas jusqu'à dire que c'est répétitif, mais quand on aime les bons riffs et les bonnes structures on finit par se lasser très vite de ce disque. Rien n'est désagréable à l'écoute, mais il n'y a aucune surprise. Ce n'est pas un mal en soi, mais il n'y a pas de gros riff non plus. Ce sont des mélodies classiques de chez classiques, avec quelques petits changements de tonalité ou de rythme çà et là, mais pas grand chose pour entretenir le plaisir de nos petites oreilles pendant une heure. Car l'album dure une heure. Citons quand même "Dominion", dont les rythmes entraînants, et les quelques enchaînements bien trouvés n'auront aucun mal à nous faire headbanger dans les règles de l'art.


Un album sympathique, « qui passe », mais aucune prouesse. Des harmonies conventionnelles, des rythmiques classiques, des accords que tout le monde connait, bref, au nord, rien de nouveau. On saluera tout de même la fraîcheur certaine de ce disque, qui, fort de son aspect commun malgré la variété de ses influences, se laissera déguster sans problèmes lors d'une soirée entre amis, avec un peu de poivre et des fines herbes.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 7 polaroid milieu 7 polaroid gauche 7