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CHRONIQUE PAR ...

60
Dizayeure
Cette chronique a été mise en ligne le 30 novembre 2008
Sa note : 17/20

LINE UP

-Whiplasher
(chant)

-Cat
(guitare)

-Nightmare Industries
(guitare+claviers)

-Skinny
(basse)

-Bone W Machine
(batterie)

TRACKLIST

1)Chertograd
2)Night Electric Night
3)Death Dies Hard
4)The Mark of the Gun
5)Via the End
6)Blood Stains Blondes
7)Babylon
8)The Fuel Ignites
9)Arclight
10)Venus in Arms
11)Opium

DISCOGRAPHIE


Deathstars - Night Electric Night
(2008) - gothique indus electro metal - Label : Nuclear Blast



Parfois le chroniqueur doute. Oui public, le chroniqueur n’est au fond qu’un homme comme les autres, avec ses peurs, ses doutes et ses sentiments. Il n’est pas seulement ce demi-dieu que les gens voient et vénèrent. C’est difficile à croire, je m’en doute bien, surtout depuis la parution de cette étude Ipsos commandée par le Figaro qui place le chroniqueur de rock extrême en première position des fantasme des françaises (panel de 35 032 femmes âgées de 18 à 35 ans), loin devant les traders, médecins et autre réparateurs de machines à laver.

En effet, depuis quelques temps je doutais. Je me demandais à quoi bon chroniquer des promos tous plus moyens les uns que les autres, au lieu de chroniquer des albums moins récents mais qui eux me plaisent. À ce moment précis de réflexion spirituelle intense, j’ai reçu le nouvel album de Deathstars, groupe dont je ne soupçonnais absolument pas l’existence. Et j’ai su : on chronique des promos dans l’espoir de se prendre une grosse claque totalement inattendue, puis de diffuser la bonne nouvelle à travers le web dans l’intention de promouvoir le plus possible l’album. Et justement, c’est ce que je m’apprête à faire avec Night Electric Night, car je me la suis enfin prise, c’est grosse claque ! On a affaire ici à du metal indus à gros riffs, dans la lignée des albums de Rammstein et du Golden Age Of Grotesque de Manson (rassurez-vous, en beaucoup, beaucoup mieux), avec des refrains et des mélodies tout simplement imparables que l’on ne peut s’empêcher de chanter à tue-tête sous la douche ("The Mark of the Gun", "Death Dies Hard" ou encore "Arclight").

La production est impeccable, les riffs de guitare sont puissants, la basse est bien audible d’un bout à l’autre de l’album et la batterie est précise et parfaitement rendue (mmh cette batterie sur "Blood Stains Blondes"). Les lignes de clavier sont majestueuses, quasi symphoniques comme on pourra le constater d’entrée de jeu avec l’intro de "Chertograd" ou encore la superbe fin de "The Mark of the Gun". D’ailleurs, on trouvera de bons arrangements sur tous les autres morceaux (superbe introduction au piano sur "Via the End") : une bien belle réussite que ces claviers en conclusion. Autre réussite sur Night Electric Night : le chant de Whiplasher, grave, profond, gothique et très mélodieux. Il est la plupart du temps assez martial, comme par exemple sur les couplets de "Death Dies Hard" ou de "The Mark of the Gun", mais sait aussi être plus posé et serein, sur certains refrains ou sur les chansons plus calmes de l’album, à l’exemple de "Via the End", sorte de power-ballad indus. Toutes les chansons sont très mélodiques et, bien qu’elles aient une ambiance froide et sombre, sont assez easy-listening (dans le bon sens du terme), avec des refrains et des mélodies qui restent en tête.



En conclusion, on est en présence d’une belle réussite qui ne présente pas de défauts majeurs. On aurait peut-être aimé un peu plus de diversité d'une composition à l'autre, mais là je chipote. Dans tous les cas, le principal est là : Night Electric Night nous donne envie de secouer la tête comme un fou et de pogoter dans tous les sens en reprenant les refrains. Un album très énergétique en somme, que je vous encourage à découvrir d’urgence.


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