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CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 10/20

LINE UP

-Tommy Suomala
(chant)

-Antza Talala
(guitare)

-Pecu Talala
(basse)

-Jay Hölli
(claviers)

-Raymond Pohjola
(batterie)

TRACKLIST

1)Hollow Craving
2)Tears of Deceit
3)Dying Angels
4)Down on My Path
5)The Key
6)Kiss of a Saint
7)The rain of Sorrow
8)Still Breathing
9)It's All So Easy
10)Burned to Ashes

DISCOGRAPHIE


Soulrelic - Love Is A Lie We Both Believed
(2005) - rock gothique - Label : Feto records



Vivent les bios fournies avec les promos, elles épargnent parfois au chroniqueur de devoir se casser la tête sur une intro de chronique. «La bande-son parfaite pour une nuit passée sous les néons ou pour accrocher la petite voisine gothique, voilà ce qu’est ce Love Is A Lie We Both Believed (sic)». Au moins c’est franco de port: cet album n’est que de très loin rattaché à la scène métal, c’est du rock popisant à mélodies un poil musclé.

La Scandinavie nous fournit pas mal de groupes œuvrant dans ce genre arrache-culotte, ne serait-ce que via HIM et son chanteur Ville Valo l’idole des minettes. C’est d’ailleurs le producteur attitré de HIM et The 69 Eyes, Hiili Hiilesmaa, qui est aux manettes sur cet opus. Et le moins qu’on puisse dire c’est que l’homme maîtrise son sujet car le son de cette galette est nickel. Parfait équilibre entre les instruments, production moderne sans être glaciale ou exagérément synthétique, c’est du tout bon. Les claviers partagent le premier plan avec le chant, alors que le son de la guitare est méchant juste ce qu’il faut pour être plus métal que rock (c’est un son « shred »). Les claviers sont assez divers, du simple piano aux sons synthétiques tels que peuvent nous en dispenser Dream Theater ou Symphony X.

Petit choix de titres: "Tears Of Deceit", "Dying Angels", "The Rain Of Sorrow", "Tears Are Home", "Burned To Ashes"… Vous l’aurez compris, SoulRelic est attiré par les thèmes dépressifs en premier lieu, étiquette goth oblige. Et c’est là que le bât blesse méchamment: le musique de ce CD n’est nullement dépressive, elle n’est même nullement gothique! Reportez-vous à la chronique d’Hearts Blood de Tenebre pour avoir les caractéristiques du genre si besoin ou croyez-moi sur parole: SoulRelic, ce n’est pas du goth. C’est un rock gentillet à claviers dont les thèmes musicaux sont généralement très mélodiques mais en aucun cas mélancoliques ou tristes. Et ça c’est gênant… Alors oui, c’est mielleux au possible, c’en est même dégoulinant de gentillesse sucrée par moments à cause d’un chanteur qui en fait des tonnes, mais niveau émotions sombres c’est zéro. Le refrain de "Tears Of Deceit" sonne comme un générique de série US à teenager, nondidju! Je proteste.

Tommy Suomala sait indéniablement chanter, et son timbre rappelle même Monsieur Hetfield période Load/Reload par moments, en particulier quand il garde une voix « lisse » sans exagérer son vibrato. Mais, si techniquement c’est irréprochable, émotionnellement c’est complètement plat. Et ce reproche est malheureusement applicable à l’album dans son ensemble: il y avait déjà tromperie sur la marchandise vu que l’étiquette goth n’était pas justifiée par une quelconque atmosphère de chagrin, mais c’est la palette totale de l’émotion humaine que le groupe échoue à retranscrire! J’ai testé cet album sur une personne amatrice de musique émotionnelle (et pas trop branchée métal) et le couperet est tombé: «c’est plat, ça ne dégage rien». Et c’est vrai... Ca passe le temps et c’est tout.


Conclusion: sous un bel emballage rose bonbon SoulRelic n’a pratiquement rien à proposer à l’auditeur. Le rock-pop sucré du groupe se révèle un peu moins inintéressant dans les titres rapides et énergiques car ça a l’avantage d’être entraînant, mais au final ce n’est que de la musique formatée sans relief, un recueil de chansonnettes qui passeront peut-être sur MTV mais ne resteront sûrement pas dans les mémoires. Si cet album avait été le fruit d’un gentil groupe de pop-métal sans prétention ça aurait été supportable, mais venant d’une formation qui se la joue princes gothiques de la mélancolie noire du deuil malheureux (ce titre d’album… ces tronches…) ça ne pardonne pas. Et un premier album décevant de plus!


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