2755

CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 10/20

LINE UP

-Keijo Niinimaa
(chant)

-Mika Aalto
(guitare)

-Toni Pihlaja
(basse)

-Kai Hahto
(batterie)

TRACKLIST

1)Exit
2)Burden
3)Sell your Soul
4)V.S.A.
5)Follow
6)Maggots
7)Slave
8)Mass Suicide
9)Soil
10)Fail and Fall
11)Greed
12)Slay
13)Western Cancer
14)Nation
15)Havoc
16)Traitor
17)XXI
18)The Weak

DISCOGRAPHIE


Rotten Sound - Exit
(2005) - death metal grindcore - Label : Spikefarm



Oui, Exit, tout à fait ; du lecteur. C’est ce qui me vient à l’esprit après trois écoutes de ce nouvel album (cinquième méfait de ces fous-malades-tueurs finlandais). Grindcore death complet au programme, en rien innovant, très violent, saturé, rapide et incessant, on ne peut nier que le nouveau travail est réussi dans le sens où il ne manque rien pour qu’un album grind soit réussi. Depuis 1993, Rotten Sound écrase les tympans, massacre les esprits avec ses messages meurtriers et suicidaires. Les fans ont toujours trouvé en ce combo une source antispirituelle et destructrice à la Extreme Noise Teror et Napalm Death.

Exit, avec sa production monstrueuse signée Spikefarm, saura une fois de plus faire mouche. La qualité d’interprétation est aussi un atout de cet album. Les riffs de "Western Cancer" tournent à la précision chirurgicale. Comme tout bon album de grind core qui se respecte, c’est court, intense, très rapide, breaké à fond, et tout ça avec une batterie qui fait à peu près n’importe quoi tant que ça va vite et qu’elle peut montrer ce qu’elle a dans le ventre. Ne jetons pas la pierre, on atteint presque du mid-tempo sur "Nation", pendant presque deux minutes. Il faut donc bien comprendre que cet album défoule, déstresse un bon coup, à force de riffs catchy, de basse saturée et de rythmiques de guitare n’en finissant plus. Je ne vais pas m’aventurer à décrire les titres. Seulement peut-être l’enchaînement de "XXI" et de "The Weak", dernières offrandes de l’album (moins d’une demi heure au total), parfaitement inspirées, grasses et rebondissante, où on entend (enfin!) une vraie trace de refrain, de mélodie ou autre enchaînement de notes ayant un sens sur plus d’une minute.

A noter d’ailleurs que c’est à ce moment que le plaisir m’est réellement monté aux oreilles, c’est-à-dire à la fin de l’album, juste un peu lassé de la violence linéaire de ce qui précédait. La très bonne production ralentissant un peu ce processus de lassitude, il faut savoir s’accrocher à ce constant et très sérieux feeling meurtrier, morbide et malsain. Non que cela déplaise. Mais l’avantage de ce style est qu’il permet une certaine autodérision que l’on ne trouve pas dans d’autres styles du métal. Et là, après trois écoutes très sérieuses, on a un peu envie de passer à autre chose, surtout qu’il est assez difficile pour le grind de jouer la carte du super-expressif, vu l’enchaînement inéluctable et éphémères de riffs tous différents, sans sens particulier.


Je dois cependant avouer que Rotten Sound tire son épingle du jeu dans ce domaine, avec notamment éMass Suicideé, lourd, gras, changeant mais cohérent. Mais alors ça s’arrête trop vite et c’est un peu dommage. Bref, de bonnes choses, une assise stylistique irréprochable, mais un manque certain d’originalité et de personnalité... Un groupe plus intéressant à voir sur scène qu’à écouter sur galette.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 5 polaroid milieu 5 polaroid gauche 5