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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 14/20

LINE UP

-Nick Walsh
(chant+guitare)

-Gene Scarpelli
(guitare)

-Laurie-Anne Green
(basse)

-Sheldon Thomas
(batterie)

-Sean Kelly
(batterie)

TRACKLIST

1)Turbulence
2)Juggernaut
3)Pandoras Box
4)Electric Machine
5)Atomic Arcade
6)Gasoline
7)Dead Weight
8)Blue Sky
9)Nosebleed
10)Walking
11)Jesus Wept

DISCOGRAPHIE

Turbulence (2005)

Revolver - Turbulence
(2005) - hard rock hard FM - Label : Sextant Records




Revolver est le nouveau groupe du chanteur Nick Walsh, le même qui avait rencontré du succès en 1992 avec Slik Toxik, un groupe de hard rock canadien. Il n'avait que dix-neuf ans à l'époque. Slik Toxik splitta peu de temps après. Avec Revolver, Nick Walsh voulait s'orienter vers un style plus agressif. Revolver a également déjà joué en première partie de Vince Neil (Mötley Crüe) et de Melissa Auf Der Maur (Smashing Pumpkins, Hole).


Au vue du style pratiqué, ils ne devraient pas avoir trop de difficultés à rencontrer de succès en Amérique. Non non, ce n'est pas un groupe de néo-metal de plus, rien à voir. Revolver est typiquement américain dans l'esprit, un hard rock sale et lourd, rappelant Mötley Crüe époque John Corabi. Un zest de rock alternatif aussi, avec des refrains dans le style A Perfect Circle. Nick Walsh semble très à l'aise pour écrire des hits potentiels, avec des refrains tubesques qui restent facilement en tête. Rien que pour ça, ce premier album est une franche réussite et gageons qu'avec quelques clips diffusés sur MTV, Revolver pourrait prétendre au succès de Nickelback, A Perfect Circle, Foo Fighters.

Le second single, "Blue Sky", n'est d'ailleurs pas si éloigné de Nickelback, mais il fait partie des moments plus faibles de l'album, c'est juste un titre acoustique, pop et radiophonique. A la limite, dans un style acoustique, "Walking" aurait fait un meilleur single, car moins formaté que "Blue Sky". Le premier single, "Turbulence", est davantage représentatif du style de Revolver, autrement dit, c'est du costaud, avec toujours le refrain qui tue, la petite mélodie imparable et "easy listening".

Nick Walsh a un timbre éraillé, un peu comme Whitfield Crane d'Ugly Kid Joe et il peut s'adapter aussi bien à des ballades qu'à des titres bien balancés et heavy. Du lourd justement, ce n'est pas ça qui manque, rien qu'avec "Jesus Wept", "Gasoline" et "Nosebleed", il y a de quoi faire. Les guitares savent se faire plus tempérées de temps à autre, comme souvent sur les refrains un peu à la A Perfect Circle ou Our Lady Peace ("Juggernaut", "Electric Machine"). Mais cette facette "rock alternatif" n'est pas ce que je préfère sur ce disque. Heureusement, elle n'est pas omniprésente.


Quelques hard rock bien pêchus ("Atomic Arcade", "Dead Weight") pour un album d'une durée raisonnable (quarante-cinq minutes) ce qui est plutôt une bonne chose car finalement, Revolver applique plus ou moins la même recette à chaque chanson. Du coup, si l'album avait été plus long, on se serait ennuyé à quelques reprises. Bref, une bonne surprise, pour un style qui est pourtant loin d'être ce que j'écoute le plus en temps normal. Mais Turbulence devrait parvenir à concilier les hardos "old-school" et les jeunes néo-metalleux-alternativo-grunge, ce qui n'est pas un mince exploit!


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