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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 8/20

LINE UP

-Thomas Backelin
(guitare+chant)

-Niclas Pepa Andersson
(guitare)

-Anders Backelin
(basse)

-Micke Backelin
(batterie)

TRACKLIST

1)7th Seal
2)Ancient Splendor
3)Aghast
4)Death As Solution
5)Unspoken Veneration
6)Death Cult Era
7)Vile Intervention
8)Gateway To Oblivion
9)Unholy War
10)Black Wings Of Death
11)Grievance

DISCOGRAPHIE


Lord Belial - Revelation - The 7th Seal
(2007) - black metal - Label : Regain Records



Lord Belial se meut péniblement d’album en album dans un style qu’il maîtrise mais qu’il ne vit pas. La transcendance spirituelle requise pour l’exercice du noble art black metal ne peut clairement être contournée, la chute étant l’étape suivante. Revelation – The 7th Seal est le nouvel et impuissant album de Lord Belial, tristement égal au précédent Nocturnal Beast, triturant black metal lourd au tempo ralenti et mélodies convenues, frôlant plus de loin que de près des thèmes épiques autrefois chers à son patrimoine.

Ayant abandonné depuis tout zèle thrash après The Seal Of Belial, on ne retrouvera que quelques soli plus heavy/rock qu’autre chose parvenant parfois à donner un sens à toutes ces mélodies communes qui s’enchevêtrent benoîtement les unes après les autres. Parfois le tempo s’accélère ("Unspoken Generation", "Unholy War") mais on ne sent rien. De la vitesse ne se dégage aucune puissance. Et cette persistante impression n’est renforcée que par quelques titres plus inutiles et plats que les autres comme les regrettables "Gateway To Oblivion" et le dernier "Grievance". Heureusement pour nous, avant de croire qu’il s’agit en fait d’une blague, deux titres "Death As Solution" et "Vile Intervention" viennent relever un peu le tableau par des élans de violence inespérés, aux confins d’une interprétation plus dynamique et épique que le reste.

Quel dommage que ce groupe pour lequel l’on pouvait espérer de bonnes choses voilà dix ans en vienne à produire une telle misère. Ce n’est pas la « Revelation » attendue, d’autant plus que la puissance sonore a aussi été oubliée, avec un chant sous mixé à la limite de l’impuissance et une batterie des moins percutantes. Les quelques chants féminins ou claviers qui pouvaient relever la sauce auparavant sont mêmes absents… Bref, renommé ou non, Lord Belial ne tient plus sa promesse et se voit relégué au rang des groupes dépossédés. Mais où est donc l’époque de l’excellent Enter The Moonlight Gate ?




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