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CHRONIQUE PAR ...

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Dupinguez
Cette chronique a été mise en ligne le 09 novembre 2008
Sa note : 9/20

LINE UP

-James Rivera
(chant)

-Larry Barragan
(guitare)

-Robert Trevino
(guitare)

-Jerry Abarca
(basse)

-Russel Deleon
(batterie)

TRACKLIST

1)The King of Hell
2)The Plague Called Man
3)Tormentor
4)When Empires Fall
5)Wicked Disposition
6)Caress of the Dead
7)Pain Will Be Thy Name
8)In My Darkness
9)The Garden of Temptation

DISCOGRAPHIE


Helstar - The King of Hell
(2008) - heavy metal - Label : AFM Records Underclass



Helstar, ce sont les rois de l’Enfer. Et oui, il va falloir y penser maintenant quand vous reluquez le derrière de la voisine d’en face pendant que votre copine fait la vaisselle ou encore quand vous prenez le deuxième hamburger offert avec la carte d’étudiant à Quick alors que des pauvres Africains meurent de faim pendant ce temps. Ils sont comme ça, les Américains : intransigeants ! Car c’est de là-bas que nous vient cette sympathique formation et plus précisément du Texas, l’état qui contre toute attente, n’a PAS voté Obama.

Si vous n’avez jamais entendu parler de Helstar, c’est normal. Pourtant la formation a déjà un bon paquet d’albums à son actif, dont les premiers remontent au milieu des années 80. Elle a même compté en ses rangs l’ex-Megadeth Dave Ellefson. Et pourtant, vous n’en avez pas entendu parler. C’est normal, parce que Helstar, ce n’est pas terrible. Car finalement, le titre se justifie assez bien : des compos qui se suivent et qui se ressemblent (beaucoup), un chanteur avec une voix de sorcière, particulièrement lors des quelques montées dans des aigus improbables qui réussissent mieux à Ripper qu’à James Rivera… c’est peut-être ça, l’Enfer. Bon, le terme est un peu fort et bien que le style soit d’une monotonie affligeante, sorte de power metal avec des relents de Candlemass dans l’atmosphère dégagée, les compositions sont assez bien ficelées. Mais, et c’est assez fort pour être souligné, malgré la vingtaine environ d’années d’expérience de certains des membres de Helstar, l’album dégage cette sensation étonnante qu’il s’agit d’un premier album, avec tout le manque de maturité que cela sous-entend.

Et oui, les plans se succèdent sans aucun liant et provoquent autant de sursauts que le passage du train chez la vache normande. On notera d’ailleurs la présence de deux compositions ("Tormentor" et "Caress of the Dead") étant en fait des inédits issus du best-of réenregistré (à la Blast From The Past de Gamma Ray) Sins Of The Past, sans que cela ne choque une seule seconde dans cette océan de monotonie. Et on remarquera qu’en faisant les comptes, il n’y a que sept vrais nouveaux titres sur The King Of Hell. On se croirait dans l’administration française… Bref, les titres s’enchaînent comme autant de coups d’aspirateur passés dans le Sahara sans qu’aucun titre ne vienne s’extirper d’une masse sonore irritante. La production renforce d’ailleurs cette impression mêlée d’ennui et d’amateurisme avec un mixage certes pas mauvais, mais avec un petit côté démo, notamment dans le côté très (trop ?) raw des guitares et de la batterie, contribuant au saignement des tympans qui a commencé avec le premier titre éponyme.


Vous n’avez jamais entendu parler de Helstar ? C’est normal. Et vous n’en entendrez sûrement pas plus parler dans le futur, car si les rois de l’Enfer continuent à sortir des albums de cette qualité, ils risquent fort de ne jamais sortir de leur trou. Et s’il y a des fans d’Helstar, et bien ils seront déçus par The King Of Hell qui n’est certainement pas le meilleur album des Américains et pourront s’en retourner aux vieux « classiques », Burning Star en premier lieu.


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