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CHRONIQUE PAR ...

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Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 18/20

LINE UP

-L-G Petrov
(chant)

-Uffe Cederlund
(guitare)

-Alex Hellid
(guitare)

-Jörgen Sandström
(basse)

-Nicke Andersson (batterie)

TRACKLIST

1)To Ride, Shoot Straight And Speak The Truth
2)Like This With The Devil
3)Lights Out
4)Wound
5)They
6)Somewhat Peculiar
7)DCLXVI
8)Parasight
9)Damn Deal Done
10)Put Me Out
11)Just As Sad
12)Boats
13)Uffe's Horrorshow
14)Wreckage

DISCOGRAPHIE


Entombed - To Ride, Shoot Straight And Speak The Truth



Sorti 4 ans après Wolverine Blues à cause d'un retard lié à leur ancienne maison de disque Earache, Entombed continue dans sa démarche qui consiste à ne pas se prendre la tête de rester bloqué dans un style purement death-metal. Ben ouais, faut bien se démarquer par le haut dans ce style de musique où la brutalité pure prend souvent le dessus, au détriment du reste (qualité des compos et de l'interprétation). Les puristes, les mecs pour qui la bonne musique se base sur une démarche "anti-commerciale" et pour qui le meilleur album d'un groupe est la première démo pourrie enregistrée dans un garage, ceux là vont surement crier à la trahison en constatant à quel point l'album sonne rock 'n roll. Enfin du rock dans la musique d'Entombed, il y en a depuis le deuxième album, Clandestine. Simplement là, si To Ride... était sorti aujourd'hui, il aurait été classé dans le stoner-rock tant la musique est devenue groovy, tout en conservant la puissance du death. Cela donne un putain d'album qui fout la pêche, exactement comme le Overkill de Motörhead.

La batterie de Nicke Andersson (maintenant chez les Hellacopters), comme toujours sur ce genre d'album, joue un rôle prédominant avec des breaks de fous qui donne une grosse patate incroyable ! J'imagine mal une batterie calamiteuse avec toujours les mêmes blasts-beat de merde sur cet album, cela foutrait tout en l'air ! Le premier morçeau To Ride, Shoot Straight and Speak the Truth annonce clairement la couleur ou plutôt la douleur qui nous attend, ça commence en crescendo avec ce son de guitare hyper grave, et waaaaaaaaaaaa, c'est parti, ENORME tuerie !
Les compos sont variées, ça va du speed dans la grande tradition Motörhead, sur "Wound" (putain quel beau bordel ce morçeau !), "Just As Sad" et "Parasight"; mais avec en plus un batteur toujours qui met minable cet animal de Taylor ! Qui dit Motörhead dit rock 'n roll qui vous pète à la gueule, donc de ce côté là y'a de quoi faire : "Lights Out" et "Like This With The Devil" qui ont un putain de rythme soutenu et des transitions techniques hallucinantes pour marquer le changement entre passage lent- passage speed, un effet ô combien efficace et présent tout au long de l'album. Ben oui, quand un morçeau a des contrastes, il est quand même plus efficace que lorsqu'il est toujours sur le même tempo ! Des p'tits riffs slayeriens, pour terminer les morçeaux surtout, se pointent aussi assez régulièrement, surement histoire de rappeller où sont les racines du groupe. Entombed se met même à faire des morçeaux au tempo groovy, enfin bon, dans une optique death-rock toujours, comme sur "They", où wow on hallucine tellement ça tue (quel refrain !!!), et pourtant le tempo est bien lent. Le blues sombre Boats est plutôt original, pas le genre de morçeau courant ça, et avec la grosse voix de Petrov, ça donne un de ces effets, c'est qu'ils vont même me faire aimer le blues si ça continue ! L'intensité de l'album ne faiblit jamais sauf sur le petit intermède au piano ("DCLXVI")qui est même le bienvenue car il permet de souffler, un peu de mélodie ça fait pas de mal !
A noter que l'édition limitée de l'album contient un cd 4 titres en bonus avec que des reprises toutes très réussies, quoique assez proches des originales : "Kick Out the Jams" (MC5), "21st Century Schizoid Man" (King Crimson, avec le passage instrumental carrément raccourci, dommage), "Under The Sun" (Black Sabbath, mais bon LG Petrov a un peu de mal avec le chant à la Ozzy) et "Bursting Out" (Venom, bien supérieure à la version originale). To Ride... a l'avantage de montrer que le stoner-rock peut aussi être surpuissant, et pas seulement chiant et lourd de chez lourd ! Donc un album indispensable pour les fans de Motörhead (même si les 2 groupes n'ont clairement rien à voir sur la forme, mais bien plus sur le fond), mais pas vraiment pour les fans purs et durs de death classique.




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