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CHRONIQUE PAR ...

8
Alexis KV
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Tommy Heart
(chant)

-Chris Lyne
(guitare)

-Jogy Rautenberg
(basse)

-Mario B.
(batterie)

TRACKLIST

1)Eatin' on Me
2)Best Way to Fade
3)Under My Skin
4)Remember
5)Where Do We Go
6)Ten Seconds of Love
7)She's Mine
8)Trigger
9)Give Me a Ride
10)Cheap, Down 'N Nasty
11)Rock and Roll/Heartbreaker

DISCOGRAPHIE


Soul Doctor - For A Fistful Of Dollars
(2005) - hard rock - Label : Autoproduction



En l'espace de deux albums, les Allemands de Soul Doctor ont pu se tailler un solide réputation sur la scène pourtant bien encombrée du hard rock mélodique. A défaut d'un style brillant d'originalité, ils ont su proposer des compositions comportant les ingrédients essentiels pour ce genre de musique: compositions allant droit au but, riffs efficaces et mélodies accrocheuses, bref tout ce qu'il faut pour passer un moment agréable en compagnie d'un disque festif. Si leur savoir-faire n'était donc pas à remettre en question, il manquait au groupe un disque qui aurait pu les faire évoluer du statut de formation sympathique à celui de groupe majeur. C'est chose faite avec For A Fistful of Dollars, alliant une recette éprouvée à quelques nouveaux éléments leur permettant de se hisser définitivement au-dessus du lot.


La base de la musique de Soul Doctor reste donc globalement la même, un hard rock incorporant une petite touche bluesy, avec de riffs et des chœurs évoquant par moments AC/DC, en particulier sur le très bon morceau "Under Your Skin". Ce nouvel opus s'accompagne d'un remaniement de line-up assez conséquent, avec une nouvelle section rythmique composée d'anciens membres de Skew Siskin, mais ce changement reste pour ainsi dire inaperçu, les nouveaux musiciens se contentant de faire (plus que) correctement leur boulot. La véritable force de For A Fistful of Dollars est dans l'homogénéité exemplaire de la qualité des compositions, n'accusant quasiment aucune baisse de régime.

Le seul morceau à oublier très vite (voire à zapper sans aucun remords), c'est l'ignoble ballade "Remember", qui donne l'impression de se trouver devant une parodie, la faute à un chant nous permettant très bien d'imaginer Tommy Heart en train de faire le crooner pathétique devant son micro. Mais c'est vraiment le seul morceau pour lequel on pourra reprocher au groupe d'avoir manqué d'inspiration, car sur les neuf autres morceaux ils ont non seulement accouché de riffs sacrément entraînants et de mélodies plus accrocheuses les unes que les autres, mais ont eu la bonne idée d'agrémenter leur musique de nouvelles sonorités totalement absentes sur Systems Go Wild.

Ainsi le titre d'introduction "Eatin' On Me" incorpore de petites touches électroniques du meilleur effet, et les parties d'harmonica de "Best Way to Fade" et "Cheap Down 'n' Nasty" ne risquent pas de sortir aussitôt de votre tête. Mais le véritable moment de délice, ce sont les parties de cuivre sur "Ten Seconds of Love" et "She's Mine", porteuses d'un message non équivoque: oublie tes soucis, et bouge ton corps sur cette musique, voilà le mot d'ordre des Docteurs de l'Âme. Impossible de résister à cette injonction, même pour un true-metalleux ne jurant que par les odes à Satan et les blast-beats, car chaque mélodie tape là où il faut, chaque break est à sa place et cette alchimie, couplé à une interprétation sans failles, vous fournit l'un des meilleurs remèdes existants contre la morosité. Alors si vous sentez le spleen s'insinuer perfidement vers votre esprit, faites-vous prescrire cet excellent remontant, pour la modique somme d'une poignée de dollars.




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