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CHRONIQUE PAR ...

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Bigtonio
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 19/20

LINE UP

-Björn 'Speed' Strid
(chant)

-Peter Wichers
(guitare)

-Henry Ranta
(batterie)

-Ola Flink
(basse)

-Ola Frenning
(guitare)

-Carlos Holmberg
(claviers)

TRACKLIST

1)Bastard Chain
2)Like An Average Stalker
3)Needlefeast
4)Neurotica Rampage
5)The Analyst
6)Grand Failure Anthem
7)Structure Divine
8)Shadowchild
9)Final Fatal Force
10)A Predator´s Portrait

DISCOGRAPHIE


Soilwork - A Predator's Portrait
(2001) - melodeath - Label : Nuclear Blast



A Predator’s Portrait sort en 2001 et prend place comme le troisième opus de Soilwork (après Steelbath Suicide en 1998 et The Chainheart Machine en 1999) . La première chose qui m’a frappé lors de son écoute, c’est l’impression démentielle produite par cette galette, et ce dès la première audition. J’ai été littéralement scotché à mon fauteuil en extase, dans l’expectative la plus totale, sous le choc d’une expérience musicale d’une intensité rare. A n’en pas douter, les petits suédois de Soilwork se bonifient avec l’âge.

Commençons par le début comme c’est la coutume en Occident. La production est fabuleuse, chaque instrument est parfaitement audible et le spectre sonore très large laisse à toutes les pistes une liberté d’expression rare. Il suffit pour s’en assurer d’écouter les soli guitaristiques d’une qualité démentielle (virtuosité et rare inspiration!) et de se rendre compte qu’ils ne luttent pas pour être entendus en essayant de couvrir la batterie ou la basse. Le chant de Strid est superbe, puisqu’il associe à son énergie de chant death beaucoup de refrains en son clair, ce qu’il ne faisait pas ou très peu dans les albums précédents. Or il est certain que le groupe gagne encore de ce contraste, puisque tous les refrains apparaissent désormais comme des apogées lyriques et instrumentales. Je manque de superlatifs comme vous pouvez le constater.

Je poursuis mon dithyrambe avec les claviers. Rarement on aura pu écouter un tel son tout à fait à propos dans du thrash-death metal. Pas de sons fluets ou « synthés » comme dans trop de groupes (Stratovarius ?? Symphony X ??), le clavier est ici un instrument d’accompagnement, qui va même jusqu'à riffer parfois mais en gardant toujours un feeling et une pertinence quasi indécente. La batterie est elle aussi exceptionnelle, tant par la parfaite restitution de l’instrument que par la « sécheresse » plus grande de ses caisses claires et des cymbales trash (par rapport à Chainheart Machine par exemple où la batterie est plus brouillonne-pâté croute). La virtuosité de Ranta n’a rien à envier à celle de Portnoy d’autant que j’aime particulièrement sa sobriété relative dans les chansons plus speeds de l’album ; il ne se sent pas obliger de détruire sa batterie (cf : Cradle Of Filth ) tout en gardant un groove phénoménal.

J'en arrive enfin a la saucisse sur la choucroute : les guitares. Mon dieu quelle beigne monumentale nous infligent compère Wichers et compère Frenning ! Leurs riffs sont extra-terrestres ("Needlefast", "Like The Average Stalker") tant par la précision de leurs jeux respectifs (aucunes dead-notes) que par la surprenante originalité de la composition. Côté soli… c’est encore pire. Amis guitaristes pour votre santé mentale évitez de trop les écouter : virtuosité et harmonie s’entremêlent finement pour magnifier un monument guitaristique qui peut se mesurer sans complexe aux oeuvres de Opeth ou In Flames la rapidité en plus!


En bref je ne sais plus quoi dire sur cet album. C’est un truc à entendre au même titre que Terria et Infinity de Devin Townsend et que Deliverance d'Opeth. Mais le plus fou c’est que les albums suivants (Natural Born Chaos et Figure Number Five) sont aussi des tueries absolues !!!! IL FAUT TOUT ACHETER TOUTES LES ŒUVRES DE SOILWORK A PARTIR DE CET ALBUM (BIS) (BIS) RHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA <-(je meurs).


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