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CHRONIQUE PAR ...

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Dexxie
Cette chronique a été mise en ligne le 27 octobre 2008
Sa note : 13/20

LINE UP

-Drogoth
(chant)

-Nylock
(guitare)

-Scathe
(guitare+basse)

-Asperia
(claviers)

-Dross
(batterie)

TRACKLIST

1)Of Night and Silence
2)De Oppresso Liber
3)Beneath a Black Boiling Sky
4)Lunar Descent
5)Obsidian Throne
6)Defiance
7)The Cold Disconnection
8)Lair of the Benighted
9)Perpetual

DISCOGRAPHIE


Sothis - De Oppresso Liber



Sothis est un jeune groupe basé à Los Angeles, et fondé à l'origine en 1999. Nous chroniquons présentement leur premier album, De Oppresso Liber. Alors bon, comme à chaque premier album d'un groupe de black, nous sommes en droit de nous demander si la voix ne sera pas trop mauvaise, si les percussions seront faites par un humain ou par une machine, si les guitares ne seront pas saturées au-delà du seuil de distinction entre les différentes notes, ou encore si celles-ci seront audibles sous les nappes de claviers.

On commence sur le morceau "Of Night and Silence", une piste assez rapide qui dévoile pas mal des aspects de la musique de la jeune formation américaine. Pas mal de claviers, même si ça reste relativement parcimonieux, une batterie exécutée correctement mais qui ne possède rien d'original, et une voix sûrement très jolie à la base mais produite de manière détestable. La production fait vraiment mal aux oreilles. On a l'impression que le chanteur crie dans son téléphone, ce qui n'est pas un mal en soi mais cette manière de faire donne une saturation dans la voix qui a pour résultat un gros bruit vraiment désagréable. Point de vue composition, aucune grosse prouesse mais en respirant un bon coup on finit par digérer.

Passons donc à la deuxième piste de ce premier opus du groupe, "Do Oppresso Liber", dotée d'une rythmique plus contenue, mais toujours cet effet très mauvais sur la voix. On en a des sifflements intra-auriculaires en enlevant le casque après l'écoute. C'est une voix très black, en plus, et donc relativement stridente. Il y a sur cette piste encore beaucoup de claviers, et des claviers très synthétiques. Mais la musique de la formation serait relativement simple sans eux, et ce n'est visiblement pas le but de nos Américains de faire dans la sobriété. De plus, la demoiselle derrière les claviers est bien équipée, tout serait donc pardonné en cas d'abus.

La musique que nous sert Sothis est en gros du black metal symphonique, avec très peu de variations au sein des morceaux. En plus des claviers, les éléments du black sont là, blast beats, voix typée black metal, etc. La base est donc présente, mais c'est la direction que prend le groupe qui peut paraître gênante. En plus des différents aspects cités précédemment, il y a quelques solos de guitares qui n'ont rien à voir avec le black. C'est bien, on ressent la présence d'influences variées, mais des solos très death metal ne collent pas vraiment au décor. Heureusement pour eux, d'ailleurs, et il faut noter qu'ils finissent par constituer une bouffée d'oxygène au milieu des morceaux.


La musique de Sothis n'est pas inaudible mais tout de même... la formation semble viser un public déjà conquis par Cradle Of Filth ou autres Dimmu Borgir. Il s'agit sans doute d'une démarche commerciale, comment imaginer que des gens jouent ce genre de choses pour le plaisir ? Si vous aimez le black avec claviers lourds et voix salement produite, tentez donc Sothis. Surtout que, d'un point de vue technique, c'est très bien exécuté.


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