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CHRONIQUE PAR ...

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Mucopurulence
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 10/20

LINE UP

-Covan
(chant)

-VX The Mind Ripper
(claviers)

-Rafal Kastory
(guitare)

-Mitosz Likowsky
(batterie)

-Grzegorz Feliks
(basse)

TRACKLIST

1)Code Word (personal) Cold World
2)Abstract
3)Infected Tears
4)Inspiration
5)Nameless Rot
6)Sins of Nations
7)Sugar Cube (cyber instrumental)
8)Twisted Logic
9)Structure of Emptiness
10)Into(my)xcitation
11)Acid Sideefect: Lost in Darkness (cyber instrumental)

DISCOGRAPHIE


Atrophia Red Sun - Twisted Logic
(2004) - death metal indus Cyber Death Metal - Label : Empire Records



Atrophia Red Sun nous vient de Pologne et fait du… death métal technique! Bon alors ceci est leur troisième album après un premier album Painful Love (1994) à forte tendance doom, un deuxième album Fears (1997) métal atmosphérique genre Paradise Lost… Autant dire qu’on a affaire à des touche-à-tout et ils définissent aujourd’hui leur musique comme du « death-métal torturé, basé sur les sphères mentales »! Twisted Logic est donc une sorte de synthèse des musiques extrêmes et force est de constater que la mouture rappelle bon nombres de références.

Bien que la base de la musique d’Atrophia Red Sun soit tout à fait death mélodique, des influences heavy, indus et thrash sont omniprésentes. Heavy par ces riffs dont les mélodies sont particulièrement bien agencées et les solos de bonne facture qui démontrent derrière une grande technicité, une grande capacité à épurer la musique et à ne pas en faire trop quand il le faut. Indus par l’ajout de sons tout à fait bizarres, de nappes de synthés distordues. On ne peut même s’empêcher de penser à Marilyn Manson sur le titre "Inspiration" qui pousse le vice jusqu’à imiter la voix de ce dernier! On peut aussi penser à Ministry par exemple. Thrash dans le style de riff très rythmique utilisé sur l’ensemble de l’album et la rapidité redoutable de l’exécution de ces derniers.

Enfin on reste quand même dans le death inévitablement puisque les compos sont lourdes, les voix, qui oscillent entre chants gutturales et chants criés du genre Chuck Shuldiner, sont brutales comme il faut. L’agencement des voix est d’ailleurs ici très riches et les jeux entre registres crié et grave est tout à fait efficace. Les riffs sont très techniques et rappellent directement Death, Pestilence voire Atheist ce qui est loin d’être des influences défavorables c’est le moins que l’on puisse dire! Le niveau des musiciens est donc, vous pouvez vous en douter, vraiment très bon et leurs jeux respectifs est tout à fait excellent! La batterie ne joue jamais la carte de la brutalité gratuite et du blast beat à tout va mais plutôt celle de la finesse et apporte le côté « catchy » à l’ensemble. Les parties de guitares sont aussi bien complexes que simples à assimiler et la basse est en soutien omniprésent surtout sur les parties plus rythmiques qu’on pourrait parfois rapprocher de Meshuggah.

Bon maintenant que peut-on donc reprocher à cet album? Et bien le problème d’Atrophia Red Sun c’est que la personnalité fait cruellement défaut, en effet j’ai évoqué nombre de groupes à qui cela faisait penser et malheureusement le groupe a bien du mal à se détacher de ses influences… On peut vraiment avoir l’impression d’avoir affaire à des fans de Death qui ont modernisé la formule avec des claviers et quelques sons sortis d’on ne sais où. L’album fait donc pas mal office de patchwork et ravira sûrement les néophytes mais pour ceux qui ont écoutés Cynic, Death, Pestilence et toute la vague techno thrash, je doute que ce disque les fasse sourciller.

Autre point faible (moindre tout de même): le son. Tous les éléments sont parfaitement décomposés et on entend distinctement chaque instrument mais on a l’impression qu’il y a une sorte de distance entre chacun des instruments si bien qu’il n’en ressort pas une ambiance particulière et le tout est assez « froid » ce qui est un peu dommage… Le groupe doit sûrement être bien meilleur à écouter sur scène! Pour conclure, un album qui a beaucoup de qualités, un groupe qui abrite des musiciens talentueux mais la sauce ne prend pas vraiment…




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