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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 14/20

LINE UP

-Jeremy
(chant+claviers)

-Pierre-Marie Reverdy
(guitare)

-Yannick Morisset
(guitare)

-Nicolas Gleizes
(basse)

TRACKLIST

1)Endless End
2)Soul Mirror
3)Strength And Honour
4)Cyborg
5)Rises The Soul Of Nature Immortal Myth
6)Leaving The Grave Of Submission
7)Dommed To Kill
8)Eternal Shadow Of Mute Desire

DISCOGRAPHIE


Lex Talionis - The Supreme Aggression
(2003) - death metal néoclassique shred - Label : Deadsun





«No fuckin' drummer used on this record», voilà ce qui est précisé à l'intérieur de la pochette. Les Français de Lex Talionis pratiquent un death metal que l'on pourrait croire hyper barbare et brutal quand on écoute l'album pour la première fois. Surtout que l'utilisation de la boite à rythme donne l'impression d'écouter un roulement de caisse claire infini, voyez le tableau !


Mais en fait, pas du tout, Lex Talionis fait dans le death metal néo-classique (ça ne rigole plus !!!), tellement la recherche de musicalité et de technicité au niveau des riffs est extrême. Ou on pourrait même appeler ça du «hollywood death metal». L'utilisation de la boite à rythme permet tout simplement au groupe de jouer le plus vite possible, mais sans jamais tomber dans un brouhaha sonore, c'est ça qui est fort ! Par contre, il ne faut pas s'attendre à du groove, mais les riffs en plus d'être technique sont terriblement accrocheurs. Et on entend même la basse qui se livre à quelques plans ardus comme on peut en retrouver chez Carcariass.

Des descentes de manche régulières au niveau de la guitare (suffit de lire les remerciements dans le livret, comparables à ceux de Yngwie Malmsteen sur ses albums,du genre «je remercie Vivaldi, Mozart, Dieu...», l'un des deux guitaristes précisant même avoir eu Tore Ostby d'Ark comme professeur de guitare), des riffs joués à une vitesse défiant toute concurrence (les pauvres, je plains leurs poignets à la fin de chaque répet' !) et même des claviers qui suivent cette cadence infernale tout en y apportant de la mélodie (même Jens Johansson n'aurait jamais osé jouer comme ça), tout cela aurait pu ressembler à un bon prétexte pour de la branlette de manche bête et méchante. Même pas, The Supreme Aggression s'écoute d'une seule traite comme un album de grindcore, tout en parvenant à accrocher grâce aux "mélodies" néo-classiques omniprésentes et agréables à écouter, balaise quand même ! Dommage néanmoins que le groupe s'entête à jouer un concours de celui qui est le plus rapide, ça peut devenir soulant à force.


Le risque était pourtant grand de tomber dans le ridicule, et ce même si certaines descentes de manche dans le plus pur style Deicide font un peu office d'assemblage avec le reste. Les riffs thrashy que n'auraient pas renié un Jeff Waters (Annihilator) si ce dernier se mettait au grind font preuve d'une grande recherche et imposent le respect. Les amateurs de death technique, désireux de sortir des sentiers battus devraient sans problème être intéressés par ce disque. On pensera un peu à Carnival In Coal pour la démarche, celle de repousser les limites d'un style déjà existant et de les conduire jusque dans les limites du raisonnable (qui a dit du bon sens ?) ; le pari est réussi en tout cas.


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