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CHRONIQUE PAR ...

10
Beren
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 8/20

LINE UP

-Thorbjorn Englund
(chant+instruments)

-Leif Eriksson
(batterie)

TRACKLIST

1)The Hunter
2)And So We Remember
3)Go To Hell
4)My Nevermore
5)Like Ships In The Night
6)Shutting Out The World
7)On A Demon's Night
8)The Touch Of Evil
9)Cleaning The Machine
10)Badlands

DISCOGRAPHIE


Winterlong - Metal / Technology
(2006) - heavy metal néoclassique power metal - Label : Lion Music



Je commence à craindre, au même titre que mes collègues, certains labels. Lion Music n’échappe pas à cette règle, comme Frontiers Records : si le logo apparaît sur un disque promo bariolé et pas forcément accompagné du matériel nécessaire aux humbles chroniqueurs que nous sommes (même le site web sur lequel on peut se reposer n’offre pas d’informations claires et précises), on commence à trembler d’effroi. Sur quelle œuvre baroque allons-nous donc retomber ? Le suspense reste entier à l’insertion du disque dans le lecteur : l’absence de fiche promo participe grandement à ce sentiment tout exaltant, pourtant.

Je ne serai pas de mauvaise foi plus longtemps, puisque Lion Music m’a surpris. Si, si. Metal/Technology n’est pas un disque de hard-rock néo-classique comme on en reçoit par pelletées. Ce n’est pas non plus un disque de rock progressif à l’ancienne, ni un disque d’AOR. Mais qu’est-ce donc, en dépit d’un titre d’album risible au possible ? Un disque de power metal, très orienté claviers. Ha, on n'était pas loin du néo-classique, puisqu’en cherchant un peu, je me suis rendu compte que Winterlong jouait sur ses trois précédents albums… du néo-classique, avec ses éternelles envolées de guitare, son chant très frangesque et ses claviers Bontempi.

Mais la surprise n’est pas totale, malheureusement. Sur Metal/Technology, Thorbjorn Englund et Leif Eriksson ne sont tout de même pas loin des influences néo-classiques qui font leur culture musicale ; mais l’on ne renie pas ses origines comme cela, d’un revers de manche de guitare. Les claviers sont toujours aussi froids et si peu classe, les soli shreddés brillamment exécutés par les poignets de fer d’Englund, dont le chant absolument « divin » (écoutez-moi cet ersatz de Brian Johnson sur "Cleaning The Machine", c’est impressionnant) vous éclatera le nerf auditif en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « MAB ». Les rythmiques-mitraillette propres au power metal sont étrangement rares ("And So We Remember", "Go To Hell") et les élancées de guitare/claviers lorgnent plus souvent vers un cyber metal manquant cruellement de corps et de puissance : un comble, en partie dû à une production assez symptomatique du manque d’idées général qui règne sur ce disque.


Loin de moi l’idée d’enfoncer totalement ce disque, puisque l’ensemble, sans être motivant à l’extrême, remplit son contrat. De plus, la volonté affirmée d’Englund de changer de direction musicale avec ce nouvel album a bien été entendue. Mais Metal/Technology restera, malgré quelques sursauts d’ardeur, un album anecdotique, point à la ligne.


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