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CHRONIQUE PAR ...

18
[MäelströM]
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Kip Winger
(chant+basse+claviers)

-Reb Beach
(guitare+chant)

-John Roth
(guitare+chant)

-Cenk Eroglu
(claviers+guitare)

-Rod Morgenstern
(batterie)

TRACKLIST

1)Right Up Ahead
2)Blue Suede Shoes
3)Four Leaf Clover
4)M16
5)Your Great Escape
6)Disappear
7)On A Day Like Today
8)Livin' Just To Die
9)Short Flight To Mexico
10)Generica
11)Can't Take It Back

DISCOGRAPHIE

IV (2006)
Live (2007)

Winger - IV
(2006) - hard FM - Label : Frontiers Records





La vie est bien taciturne. On boit son café, on va travailler, on rentre chez soi… Et parfois, on écoute un Frontiers Records et on est content (un peu). Oui, c’est rare, mais ça arrive. Un peu comme les plaisirs solitaires, c’est souvent décevant et puis de temps en temps, on se dit que ça valait le coup.


Sans renouveler l’inrenouvelable, le quatrième album de Winger (si vous n’avez pas encore compris le titre) est pourtant un disque agréable à écouter. La plupart des titres sont correctement composés et mélangent ce qu’il faut de hard-FM et de heavy, avec bien entendu les traditionnelles ballades «à la Frontiers». Avec deux membres échappés d’Alice Cooper, il est normal que le travail soit une facilité – plus en tout cas que pour des inconnus n’ayant jamais rien fait auparavant. La simple écoute de "Blue Suede Shoes" (rien à voir avec Carl Perkins) ou "Short Flight to Mexico" prouvent (une fois de plus) qu’on peut faire de bons morceaux sans aucune personnalité. Marchant sur les traces d’eux-mêmes (et de tous les groupes du genre, en fait), Winger ne peut être remis en question quant à la qualité sonique du disque. Comme bien souvent, ce n’est pas le groupe qui est en question, mais la musique qu’il joue…

Passant par une production sans erreurs (une marque de fabrique de la boîte), le rythme et les attaques sont toujours très lourds et les petits claviers niais (on ne sort jamais tout à fait des eighties) n’arrivent pas à sortir ce son du bourbier dans lequel il s’enlise. Heureusement pour les morceaux les plus violents, cela aide à appuyer les sentences mélodiques – au grand dam des ballades et des morceaux plus zen (la ballade "On a Day Like Today" mise à part) qui pâtissent plutôt de ce son boueux. Enfin, cela doit sûrement être un avantage pour beaucoup de monde, cette pression à couper au couteau. Et il faut avouer que sans être exceptionnel, le groupe sait composer des morceaux classes et pas caduques pour un sou. Malheureusement, même si le plaisir est là un moment, comme pour la masturbation, on se dit qu’après cet interlude «correct mais pas excellent», il faudrait songer à repasser aux choses sérieuses…




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