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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11/20

LINE UP

-John West
(chant+guitare)

-Kevin Hampton
(guitare)

-Lonnie Park
(claviers+basse)

-Chris Caffery
(guitare)

-Jeff Plate
(batterie)

TRACKLIST

1)Let Us Pray
2)Fade : Set Me Free
3)Give Me A Sign
4)Highway Roppongi
5)Over My Head
6)The One That Got Away
7)Falling Down
8)Slipping Away
9)One More Lie
10)Better Believe
11)Puerto Amor

DISCOGRAPHIE


West, John - Long Time... No Sing



Depuis qu'il a rejoint Royal Hunt, John West a eu beaucoup de mal à faire oublier la période DC Cooper, la faute au claviériste André Andersen, le principal compositeur. John West est un bon chanteur, il avait déjà enregistré deux albums solos (Mind Journey et Permanent Mark) avant de rejoindre Royal Hunt. Un bon moyen de voir ce qu'il vaut vraiment au chant, sans la tonne de claviers d'André Andersen. Sa démarche me fait penser à celle d'Oliver Hartmann qui lui aussi avait enregistré un album solo en laissant exprimer ses influences hard rock 70's.

Dès les premières écoutes de Long Time... No Sing, la déception est là, John West n'est pas un chanteur exceptionnel même si il fait preuve de talent en certaines occasions (sur les ballades notamment). En tout cas, il ne parvient pas tout à fait à porter à un niveau supérieur des compos somme toute assez banales. Et la présence de deux musiciens de Savatage (Chris Caffery et Jeff Plate) n'y change pas grand chose. Il est étonnant en tout cas de voir Jeff Plate sortir des plans assez groovy à la batterie, ça doit lui changer de la monotonie de ses parties avec Savatage... Oui, la batterie a toujours été le maillon faible chez Savatage mais c'est un autre débat !

John West avait fait une très bonne reprise de "Run To The Hills" avec Chris Caffery sur un tribute d'Iron Maiden et il est dommage de ne pas retrouver de traces métalliques sur son album car il excelle dans ce registre. Tout au plus, "One More Lie" contient un riff bien gras et typiquement américain qu'on aurait pu retrouver chez Doctor Butcher, le projet heavy de Chris Caffery et Jon Oliva. On n'échappera pas non plus au titre sombre de service, "The One That Got Away", avec un arpège qui dans le genre a déjà du être entendu cinquante mille fois !

Mais la plupart du temps, les morceaux manquent de refrains accrocheurs et de mélodies marquantes. Des mid-tempos de hard rock mélodique sans originalité, ce n'est pas ça qui manque ("Set Me Free", "Give Me A Sign", "Over My Head"...). Oliver Hartmann faisait directement référence à David Coverdale sur son album (Out In The Cold sorti l'an passé), John West lui fait carrément du Glenn Hughes sur "Highway To Roppongi", acoustique un brin flamenco et avec l'orgue 70's en prime. Même chose pour la ballade acoustique "Slipping Away", elle aurait pu figurer sur un album de Glenn Hughes. Vraiment étonnant en tout cas que cela fasse partie de ses influences, ce n'est pas un hasard si ces deux titres sont mes préférés.


Pour conclure, un bel instrumental planant ("Puerto Amor") mais globalement, on reste sur sa faim. Décidément, les albums solos de chanteurs de heavy metal signés chez Frontiers Records se ressemblent tous plus ou moins : du hard rock mélodique et aucune prise de risque. N'existe t-il pas d'autres styles de musique à explorer pour un chanteur ? On peut se poser la question. Seuls les vétérans comme Glenn Hughes, David Coverdale (sur Into The Light), Bruce Dickinson, Michael Kiske, Andi Deris ou Midnight parviennent encore à faire de la bonne musique, dans un registre qu'ils maîtrisent sur le bout des doigts. Leurs descendants, encore sous influence, ont un bon train de retard et ne parviennent pas à se créer un style qui leur est propre, malgré tout le professionnalisme dont ils font preuve.


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