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CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 12/20

LINE UP

-Ritchie Wenaweser
(chant)

-Dina Falk
(chant)

-Oliver Falk
(piano+claviers)

-Christian Sele
(basse)

-Mario Jahnke
(batterie)

+ quatre violonistes

TRACKLIST

1)Bewitched Herds Boys
2)The Ghost of New Year's Eve
3)Question by the Night Ghost
4)The French and the Wine
5)The End of the Wizard
6)Among Them
7)Foal in an Egg
8)Overheard
9)Gipsy Magic
10)Cursed by the Zyprio
11)A Witch Reveals Herself

DISCOGRAPHIE


Welten Brand - The End Of The Wizard
(2006) - gothique dark metal - Label : Napalm Records



Dans le genre "forces parallèles" au metal, un groupe comme Welten Brand risque de rameuter à lui un certain nombre de headbangers. L'ambiance est majoritairement très sombre, au sein d'un album cold-wave atmosphérique lorgnant sur le gothique. On ne peut plus, fin 2006, parler d'un tel groupe comme d'un élément novateur. Mais The End Of The Wizard n'en est pas pour autant un disque dénué d'intérêt, pour qui aime les sombres vibrations de combos comme Anathema ou Elend. Petit détour par le Liechtenstein, ça n’arrive pas souvent.

Le contraste voix grave masculine / voix angélique féminine est exploité sous toutes ses facettes, d'où le rapprochement du groupe aux Theatre Of Tragedy et autre Tristania. "Question Of The Night Ghost" est à cet égard une réussite, tout comme la pseudo-ballade "The French And The Wine". Les arrangements orchestraux par ailleurs fortement redondants prennent ici une dimension particulière, peut-être due au fait que la batterie finit par s'emballer en fin de titre, échappant au mid-tempo rapidement gavant qui sévit sur l'ensemble de l’album. Rythmiquement parlant, Welten Brand est faible, voire ridicule ; mais là n'est point leur propos. Il suffit d'entendre le mix, noyant la guitare électrique sous le piano et les effets orchestraux, pour comprendre que le heavy metal n'est qu'une vague influence, et que la new-wave a finalement engendré, elle aussi, un certain nombre de dérivés musicaux plutôt viables.

Il est néanmoins difficile pour Welten Brand de se montrer innovant, si ce n'est par l'utilisation d'instruments peu courants - un peu de xylophone par-ci, deux-trois notes de basson par-là - et l'atmosphère libérée par cet album s'en trouve en fin de compte bien linéarisée. L'auditeur risque donc de se montrer moins réceptif à cette mélancolie ambiante une fois passée la première moitié du disque. D'autant que les titres tendent à chercher une déstructuration dans la longueur, accentuant l'effet de redite ("The End Of The Wizard"). Le chant féminin, proche du lyrique, est toujours juste mais manque de sentiments, la faute à une mécanique bien carrée. Une impression globale d'un album irrégulier donc, ce qui est paradoxal étant donnée la non-diversification poussée à l'extrême adoptée par le groupe. Welten Brand, les AC/DC du goth ? À voir sur la longueur.




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