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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Marshall L.
(chant)

-Danny P.
(guitare)

-Javier Z.
(guitare)

-Mike P.
(basse)

-Donny P.
(batterie)


TRACKLIST

1)Slings and Arrows
2)Cure
3)Red, Black and Blue
4)Set the Stage
5)Ripped to Bone
6)Tight Tope
7)Transistor
8)War Is Hell
9)Safety: Off (An Introduction)
10)Scene Celebrity
11)Lightning Strikes
12)More Than Metaphor

DISCOGRAPHIE

War Is Hell (2004)

Warriors, (the) - War Is Hell
(2004) - hardcore - Label : Eulogy



A Tehachapi en Californie -patelin tout perdu- quelques ados décident de sortir de leurs tanières et de mettre fin à une morosité ambiante en se jetant à corps et âmes dans un hardcore dynamique, proche des classiques des années 90, la touche new-school en plus. Pour ceux qui connaissent déjà Inside Out, Refused, Cro-Mags et Sick Of It All, The Warriors propose une demi-heure de bonne inspiration relevée à la sauce "jeunesse en mal de sensations".

Aux influences classiques comme celles citées précédemment s’ajoute une pointe de fraîcheur et d’agressivité notable, notamment au niveau du chant de Marshall Lichtenwaldt, hurlé de bout en bout et sur-mixé pour que l’ensemble soit encore plus agressif. Loin d’être banal, ce chant n’irrite même pas à la longue, et l’on se délecte parfois des lieux communs évités par ce biais. On sent que tout est jeune, mais cela confère à War Is Hell une tessiture désancrée des productions habituelles. Pour être plus précis, la sincérité qui se dégage de cet album lui confère une valeur particulière. Le titre "Transistor" est là pour le prouver, avec ses riffs plein d’originalité et de puissance, son jeu de batterie presque martial et les coups de gueule à la Agnostic Front.

Les breaks et reprisent témoignent aussi de constructions rebondissantes, sans tomber dans les pièges trop ciselés que l’on observe habituellement chez les groupes de ce style. Les influences thrash évidentes sont le liant de cette musique, qui parvient, avec le titre "War Is Hell" à concilier véhémence hardcore avec lourdeur et agressivité heavy/thrash. Les breaks pesants reprenant le thème "War Is Hell" installent une certaine variété dans l’ambiance du titre. De la même façon, l’excellent "Scene Celebrity" repose sur des riffs gras et tranchants imposant un rythme militaire et rebelle repris tout au long du titre. Niveau son, The Warriors se débrouille très bien avec une production propre aux guitares massives, aux caisses claires résonnantes et au chant en première ligne comme représentant direct du message véhiculé par le groupe.


On n’entre pas ici dans une nouvelle sphère du hardcore, mais la sincérité de The Warriors plaira à un public à la fois proche des classiques des 90’, des influences plus metal comme le thrash et des pointes de néo-hardcore décelables ici ou là. Le titre "Lightning Strikes" se rapprochera donc d’un metal racé, presque death/thrash, gardant au fond une attitude hardcore appréciable. The Warriors ne révolutionne pas mais ne s’enferme pas. Passez sur la pochette plutôt minable rappelant plus un jeu de Gameboy qu’autre chose.


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