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CHRONIQUE PAR ...

60
Dizayeure
Cette chronique a été mise en ligne le 28 septembre 2008
Sa note : 17/20

LINE UP

-Nehl Aëlin
(chant+claviers)

-Stéphane H.
(guitare)

-Stéphane Beguier
(basse)

-Loic Moussaoui
(batterie)

TRACKLIST

1)Preface
2)Chrysalis
3)Beyond the Sky
4)Khamsin
5)Reflections
6)Awake
7)The Golden Vortex of Kaltaz
8)The Secret of Time
9)Stolen Tears
10)Trance : H.L.4
11)The Bottle of Lie

DISCOGRAPHIE


Akphaezya - Anthology II (2008)
(2008) - inclassable - Label : Ascendance Records



Je te sens perplexe, Lecteur. Tu dois te demander « mais pourquoi y a-t-il deux chroniques chez les Éternels pour cet album ? Et de plus, l'une indique qu’il serait sorti en 2004 et selon l'autre en 2008... Diantre ! ». En 2004, Akphaezya sort une version démo de son premier album, Anthology II , réalisée en autoproduction. Trois ans plus tard ils signent un contrat avec le label Ascendance Records, et réenregistrent leur premier album dans un studio professionnel l’année suivante en y apportant plusieurs modifications. Et nous voici donc en 2008, avec un album tout beau tout frais entre les mains.

Commençons par parler du concept et de l’univers qui se cache derrière cet album. Anthology II est le second épisode d’une histoire qui sera racontée sur 5 albums (les albums sortiront dans l’ordre suivant : 2, 4, 1, 3 puis 5) et qui prend place dans l’univers médiéval imaginaire d’Akphaezya. Pour résumer le truc car on pourrait en parler sur des pages et des pages, Akphaezya serait un peu ce que l’on obtiendrait si l’on fusionnait Final Fantasy pour les personnages, les divinités, l’univers… avec Pulp Fiction pour la technique narrative utilisée. Autant vous dire tout de suite que le groupe a soigné et peaufiné son concept, et cela jusque dans les moindres détails puisqu’une carte d’Akphaezya est même livrée avec l’album (une première à ma connaissance !). Ajoutez à cela une personnalité graphique très forte où chaque personnage possède un avatar très bien dessiné et nous voilà immédiatement immergés dans leur douce folie créative.

Comme vous avez pu le constater, l’album est classé dans la catégorie des inclassables. En effet, résumer la musique d’Akphaezya en quelques mots se révèle être un projet bien difficile, tellement il y a une multitude de genres et d’influences au sein de chacun des titres. Prenons par exemple "Khamsin" : cette dernière démarre par une intro au bon goût de cartoon loufoque (oui une introduction a un goût maintenant), avant de sombrer dans une atmosphère plus lourde avec l’arrivée d’un bon gros riff de guitare et un chant aigu et énergétique de Nehl, pour tomber d’un coup dans un final très jazz, avec voix suave et piano classe. On y trouve donc beaucoup, beaucoup de choses dans cet album : du gros son, des atmosphères orientales, du jazz, du reggae, des passages calmes, des passages prog’… et tout cela plongé dans une mise en scène proche de celle d’un opéra.

Malgré toutes ces diversités, une constante se retrouve tout le long de l’album : le talent de Nehl, que ce soit en tant que chanteuse ou en tant que pianiste. En effet, les parties de piano sont très belles et remarquablement bien exécutées (écoutez l’introduction de "The Golden Vortex of Kaltaz" pour vous en convaincre), et en plus on peut dire que Madame sait chanter. Elle possède en effet un bien bel organe et n’hésite pas à s’en servir, et cela dans un grand nombre de styles : jazz, métal, parfois hurlements, pop, et tellement d’autres. Les autres membres de la formation ne sont pas en reste : que ce soit le guitariste (on pourra par exemple entendre du tapping sur l’instrumental "Awake", très proche d’un "Midnight" de Satriani), le bassiste ou le batteur avec sa double pédale, on sent qu’il y a du talent derrière tout ça. Enfin, cerise sur un gâteau déjà bien garni, les arrangements sont superbes (écoutez pour cela l’introduction de "The Secret of Time") et permettent de créer de nombreuses ambiances, allant de l’Asie à l’Afrique du Nord.


Nous voilà donc en présence d’un excellent album. Le seul petit reproche à lui faire est l’interlude "Trance : H.L.4" que je trouve un poil agaçante et qui gâche un tout petit peu la fin (l’album se clôt sur un excellent "The Bottle of Lie"). On n'est donc pas loin d’un sans faute pour ce premier album, ce qui ne laisse présager que du bon pour la suite de cet ambitieux groupe. En conclusion, si vous aimé Stolen Babies ou Unexpect, si vous avez kiffé l’album de Pin-Up Went Down, alors cet album est fait pour vous. Dans tous les cas, je ne peux que vous conseiller grandement de lui donner sa chance et d’y jeter une oreille.


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