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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 14/20

LINE UP

-Mick
(chant)

-Lord D.D
(guitare)

-Morteüs
(claviers)

-Hrafnagud
(basse)

-Zephiros
(chant+guitare)

-Tyraël
(batterie)

TRACKLIST

1)After The Grace Of Kaos Synopsis
2)Gloria In Excelsis Ecclesia
3)Divine Extase
4)Heffen Kemet
5)Until Death Desire
6)Sadistic Massacre
7)Black Upon The Throne
8)And Silence
9)Pleasure Of Flesh
10)Forceps Of Hate

DISCOGRAPHIE


Destinity - In Excelsis Dementia
(2004) - death metal black metal - Label : Adipocère



Originaire de la banlieue lyonnaise, Destinity a vu le jour en 1996 sous la forme d’un Black Metal Symphonique, influencé par la scène scandinave. Après deux albums qui ont permis de faire parler d’eux ainsi que de nombreuses tournées notamment avec des groupes comme Cradle Of Filth, Rotting Christ, Enthroned et Anorexia Nervosa, Destinity prend un tournant musical, marqué par de nouvelles influences plus Death et techniques, montrant que s’il n’a pas encore complètement atteint sa maturité (musique plus personnelle), celle-ci est en bonne voie avec In Excelsis Dementia.

Adipocere s’enrichit encore d’une formation évolutive, capable avec un niveau très correct de représenter le genre dans l’hexagone. Ainsi, parti d’un Black Metal Symphonique comme le ferait Ancient à ses débuts, Hecate Enthroned ou les français de Maleficentia, Destinity s’ouvre avec In Excelsis Dementia de nouveaux horizons, plus propres et directs même si certes très à la mode du moment, à savoir un mélange constant de styles, notamment Black et Death. Pour comparer, on serait plus proche aujourd’hui de groupes comme Anorexia Nervosa ou Furia que des groupes précédemment cités. Dix titres de violence sonore et conceptuelle nous sont donc offerts. On retrouve au niveau des paroles ce qui fait l’excellence du style : satanisme, nihilisme et sexe, avec des titres comme "Until Death Desire" et "Sadistic Massacre". Musicalement, les compositions sont généralement abordées par des riffs de Death puissants. A ce titre, le chanteur Mick réalise un très bon travail de voix, registre moins présent sur les précédentes réalisations.

Plus que réellement se mélanger, les styles s’enchaînent. On regrettera par moment un certain manque de cohésion dans ce choix de construction. "After The Grace Of Kaos Synopsis", "Until Death Desire", "Sadistic Massacre" et "Forcess Of Hate" proposent une introduction violente, teintée parfois de chant grind ("Black Upon The Throne"), puis des parties très symphoniques prennent le relais (parfois un peu cliché). D’un registre à l’autre, le groupe évolue en incluant des atmosphères calmes et symphoniques très bien orchestrées. Le travail du claviériste est à souligner dans ces moments, comme dans "Gloria In Exelcis Ecclesia", agrémenté de chant clair, ou dans la superbe et expérimentale interlude "Heffen Kemet".

Le premier titre de l’album "After The Grace Of Kaos Synopsis" représente à lui seul tout ce que peut offrir Destinity à la fois de violent et de mélodique. Le mélange des voix, des atmosphères et des textes français/anglais, les coupures de rythmes et les claviers fouillés rendent cette composition en tout point intéressante, tout autant que "Forcess Hate" dont la force réside plutôt dans les riffs Thrash/Death malsains plus conventionnel mais efficaces. D’autres titres sur la galette sonnent plus fade, ou peut-être moins personnels comme "Gloria In Exelcis Ecclesia", vraiment proche (mais alors très) du titre "Stabat Mater Dolorosa" de Anorexia Nervosa.


Un bon album donc, riche et puissant, même si le mot patchwork vient à l’esprit ici et là. À souligner que Destinity est un groupe de scène très correct montrant qu’il en veut, et que la lutte n’est jamais finie !


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