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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13.5/20

LINE UP

-Glen Benton
(chant)

-Tony Lazaro
(guitare)

-Dave Suzuki
(guitare+basse+batterie)

TRACKLIST

1)Where Is Your God Now
2)Icons Of Evil
3)Scorned
4)Born To Rape The World
5)Reborn… The Upheaval Of Nihility
6)Hammer Down The Nails
7)Shrapnel Embedded Flesh
8)'Til Death
9)In Infamy
10)Disciples Of Hell

DISCOGRAPHIE

Icons Of Evil (2007)

Vital Remains - Icons Of Evil
(2007) - death metal - Label : Century Media



Mais qui ne se souvient pas de Dechristianize, impressionnant album de Vital Remains sorti il y a de ça quatre ans en 2003 ? Oui bon, certains n’auront pas ce souvenir, mais il n’empêche que cette belle tuerie de brutal death accompagnée pour la première fois au chant par Glen Benton (Deicide) avait marqué les esprits les plus déglingués ! Et bien le nouveau Icons Of Evil prend la même dose de tout, la mélange bien et ressert le plat. Par la force des choses, Icons Of Evil a la même saveur que Dechristianize et c’est à la fois tant mieux et tant pis.

Glen Benton fait toujours partie de la fête, et pour couronner le tout, la production est signée Erik Rutan (Cannibal Corpse, Goatwhore…) ce qui indique que le packaging sonore a été soigné par une main de maître, ce qui n’est pas faux sans être non plus tout à fait exact. Si l’ensemble est bon, notamment des guitares parfaitement soulignées, le chant paraît au dessus de tout, parfois trop extrême et en contraste face aux leads de guitares toujours hauts perchés et d’une technicité reconnaissable. Si le style Glen Benton convient à merveille à Deicide, il semble qu’un effort de diversification dans le timbre pourrait être utile pour mettre davantage en avant les excellentes parties instrumentales qui composent cet album.

Comme par le passé, le blast est maître en dehors des quelques breaks et autres passages à mettre entre parenthèses. Cela ne gâche en rien à la qualité de composition qui n’a jamais été reprochée à Vital Remains, parvenant toujours à insuffler à ses titres des leads et des mélodiques assez remarquables. Parfois proche d’un Morbid Angel, Vital Remains - outre le chant - emprunte aussi un certain feeling à Venom. La cadence soutenue d’une extrémité à l’autre de Icons Of Evil nous amène de bonnes surprises et l’on est loin de la fatigue auditive qu’autorisent certaines productions de death brutal. Le combo parvient à mêler des éléments incisifs, parfois presque thrash ("Reborn…The Upheaval of Nihility"), à une approche death ultra classique ("Hammer Down The Nails") qui n’oublie pas d’être efficace, puis à un penchant pour l’intensité rythmique ("Born To Rape The World"). Certaines apparitions de guitares acoustiques font de temps en temps respirer cette masse sanglante.

L’absence totale de concession de cet album n’empêche pas une technique irréprochable, particulièrement présente sur "Shrapnel Embedded Flesh" et sur l’ensemble des titres en général. Les penchants dark de Vital Remains ne sont pas en reste, permettant certainement au batteur Dave Suzuki d’en rajouter encore une couche en accélérant d’autant le tempo. "In Infamy" convient parfaitement à la scène et propose une interprétation plus que rapide d’un death enflammé. C’est ainsi que dans le dernier "Disciples Of Hell", conceptuellement plus antichrétien que jamais, une sorte d’atmosphère lancinante et grave se propage dans nos oreilles, jusqu’à ce qu’une batterie sur fond sonore vient confirmer de plus belle cette impression.


Bref, Icons Of Evil se laisse découvrir avec enthousiasme, sans toutefois provoquer les petits picotements que l’on ressent parfois dans la colonne vertébrale et qui nous font dire en passant que l’on est tombé sur la perle rare. Ayant ce qu’il faut en main pour pondre des titres tous plus satisfaisants les uns que les autres, il ne fallait cependant pas en attendre plus de la part de ce combo qui sait pétrir la même pâte pour en sortir d’autres formes, certes attractives mais pas exceptionnelles.


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