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CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 10.5/20

LINE UP

-Steve Marois
(chant)

-Alexandre Erian
(chant)

-Yannick St-Amand
(guitare)

-Eric Jarrin
(guitare)

-Sébastien Piché
(basse)

-Alexandre Pelletier
(batterie)

TRACKLIST

1)Bulletproof Scales
2)Silver Plated Advocate
3)Immaculate
4)Warm Blooded
5)Retina
6)The Sunset Will Never Charm Us
7)As Bridges Burn
8)Harvesting The Deceased
9)End This Day

DISCOGRAPHIE


Despised Icon - The Healing Process
(2005) - hardcore death metal deathcore - Label : Century Media



Despised Icon est un groupe canadien qui évolue dans le deathcore. Leur album The Healing Process est le troisième en date, et colle bien à cette appellation: des blasts beats déstructurés death et de gros riffs syncopés hardcore se succèdent sans cesse sur cette galette. Les chants hurlés sont typés thrash/death grave pour l’un et hardcore aigu pour l’autre, donc on reste cohérent. Le son est bien gras, avec des leads qui ne vrillent pas le crâne et des riffs de guitare sous-accordées qui remuent les tripes. La basse fait son boulot, et le batteur est un de ces bourrins ultrarapides qui sont le lot des groupes d’extrême modernes. Evidemment, la double-pédale est reine, et le mix n’est pas mauvais.

A ce stade de la chronique, vous aurez peut-être remarqué mon léger manque d’enthousiasme quand j’évoque Despised Icon. Tout simplement parce qu’après trois écoutes religieuses, je n’ai toujours pas trouvé ce qui pouvait faire de ce groupe un combo réellement unique. Soyons clairs: comme la plupart des groupes signés aujourd’hui, Despised Icon n’est certainement pas un groupe de bras cassés sans aucun intérêt. Non, c’est juste un groupe « de plus » dans le giron du l’extrême-fusion (ou extrême généraliste, comme vous voulez). Comme ses petits camarades, Despised Icon tape bien fort, et délivre une musique vraiment efficace et rentre-dedans. Les breaks mélodiques sont de la partie, et le groupe ménage même deux-trois moments de bon métal, au détour d’un riff ou grâce à une transition réussie.

Le problème: ces moments sont bien minoritaires face aux trop nombreux plans clichesques, repompés à droite à gauche sur les grands noms du death ou du hardcore. J’ajouterais également que le chant death est caricatural parfois: le hurleur en fait trop et tombe carrément dans le brutal-death grind, ce qui ne correspond pas vraiment à la démarche du groupe. Les compos sont hachées, enchaînant des plans toujours efficaces et haineux, mais presque jamais réellement inspirés. C’est regrettable. Surtout quand le groupe nous pond LE chouette riff à la fois bon et inspiré, à savoir entre une et deux fois par chanson… Et retombe comme un soufflé ensuite. Despised Icon n’a pas su épurer ses idées, et nous propose de ce fait un album assez décousu et trop inégal.

Exemple: le titre "Retina" commence par un blast-beat death de très bon goût, et enchaîne ensuite un riff thrash-hardcore assez réjouissant. Mais la dynamique de la chanson se perd en route quand arrive le break hardcore mid-tempo très jumpy et très convenu. Et c’est comme ça souvent… Conclusion: Despised Icon renferme de bonnes idées, et propose une formule pertinente a priori. Mais tant qu’ils n’auront pas dépassé certains péchés de jeunesse, ils resteront limités dans un genre qui propose de plus en plus de groupes… D’où l’obligation d’être meilleur pour sortir du lot. Les Canadiens sont encore trop juste. Au moins sur scène ça devrait donner un truc sympa.




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