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CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 12/20

LINE UP

-Robby Valentine
(chant+instruments)

+ guests

TRACKLIST

1)I Should Have Known Better
2)A New World
3)I'm Going Under (Sedated)
4)One Of These Days
5)The Cold And Lonely Lie
6)She (Abandoned Heart)
7)Magnum Opus
8)Everyday Hero
9)Supernova
10)Magical Memories
11)How Many Times
12)Mickey
13)How Can I Live Without You
14)One Heart
15)Back To The Future Theme
16)Now Or Never
17)Exodus Elephantes… I Can't Get Over You

DISCOGRAPHIE


Valentine - The Most Beautiful Pain
(2006) - hard FM - Label : Frontiers Records





L'ami Robby Valentine a galéré pas mal de temps dans diverses formations avant qu'une maison de disques ne lui propose, en 1990, de se produire en solo. Pianiste de formation, éduqué au classique, Robby Valentine s'est alors dirigé vers un hard-rock soft inspiré par ses idoles de toujours, à savoir le groupe Queen. Seize ans et quelques six albums plus tard, surtout bien accueillis au Japon, Robby remet le couvert pour un disque bourré jusqu'à la gueule de nouvelles compositions. Multi-instrumentiste et chanteur, seuls quelques musiciens de session l'ont accompagné dans ce projet, dont il assure la mise en oeuvre de A à Z. Sur la quantité de titres (dix-sept!), on trouve du bon et du franchement moyen, avec toujours une influence Queen plus ou moins perceptible.

Celle-ci se situe principalement au niveau des harmonies vocales, rappelant l'ineffable "Bohemian Rhapsody", que l'on de présente plus. Un titre comme "Magical Memories" n'est autre qu'un hommage non dissimulé au groupe de Brian May. Toutefois, Valentine est loin de posséder le même talent en ce qui concerne la diversité musicale. Le rock FM typé années 1980's représente la quasi-totalité des compositions, dont la lourdeur s'accentue au fil des écoutes. Non pas que ces chansons soient mauvaises, mais nous avions assez de Bon Jovi et de Brian Adams pour entendre des brûlots catchy comme "How Many Times" ou des ballades dégoulinantes comme "The Cold And Lonely Lie". Seul, le clavier de Robby Valentine ajoute à l'ensemble une ribambelle de sons intéressants. Ca ne change pas grand chose au fond, mais le Hollandais s'y connaît en arrangements, aucun doute. De ses influences classiques, peu ressortent réellement, si ce n'est dans les orchestrations "Hollywood Score" de "Everyday Hero" et de "Supernova"; ce dernier titre faisant penser à l'inster de "A New World" a du Queen en plus heavy, plutôt réussi. Reste un amusant "One Heart", empruntant son rythme au "Boléro" de Ravel...

Robby Valentine s'amuse donc entre deux mid-tempo, dans des interludes piano-voix inattendus, ou encore dans la reprise survitaminée du thème du film Retour Vers Le Futur. "I Shoud Have Known Better", de son côté, délaisse quelque peu les claviers pour mettre en avant des riffs coriaces, et ça fait du bien. Mais "I'm Going Under" ou "She" n'apportent strictement rien, et la vue d'ensemble de l'oeuvre en prend un sacré coup lorsque l'on s'aperçoit que la moitié des titres sont finalement bien dispensables. Valentine chante avec l'émotion nécessaire, mais la simplicité trop apparente de ses compositions ne laisse qu'une vague impression de déjà-vu-pas-à-refaire. Dommage, car dans le tas on trouve de bonnes idées. Peut-être le petit Robby a-t-il voulu en faire trop. En tout cas la pochette, elle, est bien de trop...




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