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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Johan Anderberg
(chant+basse)

-Johan Axelsson
(guitare)

-Rikard Wermén
(batterie)

TRACKLIST

1)Flesh Rebel
2)Cum On Command
3)Dead Head Strangulation
4)Endophagy
5)Injected By Filth
6)La Orgia De Los Muertos
7)Humanity; God's Failure
8)Malebolgia
9)Incurable
10)Impulse, Prey, Pleasure
11)Screen Passion

DISCOGRAPHIE


Deranged - Deranged
(2001) - brutal death - Label : Listenable Records



Brutal. Voilà un qualificatif qui semble tout indiqué et opportun pour décrire la musique de Deranged, groupe suédois au nom éminemment évocateur et justement choisi. La troupe de death metalleux venus du Nord a effectivement quelques grains dans le ciboulot et aime visiblement à martyriser les tympans de ses auditeurs. Ses instruments aussi au passage… Car vu la vitesse d’exécution de l’ensemble, il n’est pas à douter que ceux-ci souffrent. Quoiqu’il en soit, Deranged deathmetallise à donf et c’est là que le qualificatif de suédois prend toute son importance.

En effet, qui dit death metal suédois, dit In Flames et consorts et donc death mélodique. Genre honni des puristes du genre et qui peut avoir tendance à tendre à la soupe (opinion personnelle). Pourtant j’ai parlé de brutal plus haut. Pas trop trop compatible pour le coup. Et oui, Deranged n’est pas un énième groupe de death mélodique. Brutal et encore brutal, voilà seulement ce qu’il connaît. Et tant mieux pour nos cages à miel car se faire ramoner de temps en temps, c’est tout ce qu’elles demandent. En l’occurrence, le ramonage se fera en profondeur car à l’adjectif brutal, il convient d’ajouter un préfixe: ultra. Ah ça oui. La dentelle n’est pas ce que Deranged aime à coudre et il préfèrera plutôt tresser des riffs de tueurs agrémentés de menus blasts beat en mode « survitesse ». D’ailleurs, pour avertir l’auditeur distrait (ils sont sympas quand même), nos ours des cavernes donnent une petite intro en pâture: un mini solo de batterie avec son roulement de double grosse caisse puis gros riff qui tâche et finalement blast… Euh non, en fait ce n’est pas un avertissement, c’est juste la musique qui débarque.

Vous voilà dans le bain (de sang) en tout cas. Deranged raclera tout sur son passage, ainsi soit-ce. Le rythme a bien du mal à descendre en dessous de ultra mega giga pica gogol bpm (10^100 si mes souvenirs sont bons) et vous vous retrouverez malmenés à tout va dans ce maelstrom de musique extrême. Les riffs déboulent à toute berzingue, le chant se fait grassieusement gras et la batterie est quelque peu violente donc. Et le pire, c’est que c’est bon! Malgré toute cette accumulation de brutalité la musique du groupe tient la route et les riffs arrivent même à atteindre un certain niveau de musicalité. Certains vous feront même dire que la mélodie n’a pas été bannie sur ce disque! Hénaûrme! Toutefois ayez bien présent à l’esprit qu’il ne s’agit que de death et à 100% (enfin non, je mens un peu, vous verrez par la suite). Même les soli sont typiques du genre. Courts et aigus (surtout par rapport au reste en fait). Franchement, impossible de se tromper sur leur provenance.

Dans tout cela vous vous dites à raison que finalement, si on n’est pas fan de death, il doit être bien dur de s’y retrouver. C’est vrai et… ben euh… vrai. Ceux pour qui le death n’est pas la panacée ne tireront rien de ce disque. Quoiqu'il y a bien un petit passage pour ceux qui aiment le hip-hop… Enfin ça reste très diffus. C’est une minute quarante-six et ça se passe sur "La Orgia De Los Muertos". D’ailleurs son intervention est assez relativement incongrue. Mais bizarrement, ou fort logiquement, elle passe excellemment bien. Un petit peu de repos ne se refuse pas. Ca fait même sacrément du bien avant de repartir dans la ligne droite finale. Car aussi bien fait soit-il, le death ultra brutal de Deranged est tout de même légèrement gavant sur la longue. Le blast peut fatiguer. Il faut toutefois reconnaître que c’est sacrément bien composé et bien joué. Les mecs assurent derrière leurs instruments de la mort. Et puis ces dérangés sont suffisamment raisonnables pour arrêter le massacre après trente-cinq minutes. Ni trop peu, et nitro surtout!


Bref, pour ma part, je retiens surtout les riffs de tueurs, les clichés du death (US plutôt) comme on les aime et une brutalité de tous les instants. Du bonheur en barre si on aime le genre et la meuleuse.


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