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CHRONIQUE PAR ...

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Aurelsan
Cette chronique a été mise en ligne le 12 août 2008
Sa note : 12/20

LINE UP

-Pierre Parys
(chant+basse)

-Frederic vogel
(guitare+choeur)

-Loic Brisard
(batterie+percussion)

TRACKLIST

1)A Bout de Souffle
2)Fashion Victime
3)Requiem...
4)Le Prix
5)Le Diable au Corps
6)Dark City
7)No Man's Land
8)Spleen
9)Black Hills
10)Dis-moi
11)Irreversible

DISCOGRAPHIE

Dark City (2006)

Subsonic - Dark City
(2006) - rock - Label : Rebel Music



L'ami Lennon avait en son temps eu ces mots doux pour qualifier le rock hexagonal : « «Le rock français, c'est comme le vin anglais» ». Avouez que la formule a du charme mais le cote amère de la délicieuse comparaison peut rester en travers de la gorge un bon moment. Mais pourquoi je vous dis ca moi ? Ah oui, en fait il s'agissait avant tout de mentionner le fait que nous allons chroniquer un peu de rock français, les dires de Lennon vont ils se vérifier a nouveau ? Les paris sont ouverts mais sachez que votre serviteur n'est pas prêt de poser sa tête sur le billot pour la défense d'une galette fut elle bretonne ou poitevine sans de solides arguments.

Le vilain jeu de mot qui s'est glisse dans la phrase précédente n’est surement pas une coïncidence. Subsonic est effectivement une formation bretonne, rennaise même. N'est ce pas fantastique ? A part ca, que peuvent ils bien apporter de plus a cette chronique ? En fait pas grand-chose !! D’intention louable et d’une sincérité peu critiquable, l’album Dark City de Subsonic n’offre finalement pas le renouveau escompte, mais qui ici le demande ? Personne a vrai dire. Seules l’objectivité et la ligne éditoriale (qui font des eternels ce pourquoi ils sont tant appréciés) et malgre une intense propagande visant a nous faire detourner du regard l'essentiel, a savoir : Subsonic peine lourdement a sortir du lot. De nombreuses influences sont pourtant mentionnées : Noir Désir (oui), les Stooges, The Offspring, Trust... ok tres bien mais finalement on ne peut s’empêcher de penser a toute la clique menée par luke, deportivo ou encore Eiffel. Des groupes pas si novateurs et brillants que ca mais au succès certain, question de timing peut être. Subsonic apparait de plus sur la compilation Nouvelle scène française FNAC en 2003 aux cotes notamment de Mickey 3D, Emilie Simon, Prohom... Un essai non transforme en somme.

Bon les plus maintenant, musicalement, nos 3 lascars sont irréprochables. Le son est toujours bien envoyé, l’énergie est au rendez vous. C’est une bonne constante et il semble évident que le groupe doit plutôt bien se débrouiller en live. Cote morceaux, on notera la reprise sympathique de Requiem pour un con de Gainsbourg mais de la a évoquer un titre « «époustouflant» » comme indique dans le dossier de presse, il y a un pas difficile a franchir, soyons honnête et tachons de garder la tête froide un moment. A cela s’ajoute 2 ou 3 titres dans la pure veine Noir des’. Pierre Parys a parfois des intonations qui ressemblent a s’y méprendre a Cantat, oui vrai de vrai (Dark city et Black Hills). L’album défile finalement assez rapidement sans que l’on s’en rende compte et on cherche en vain le point d’appui qui rendra la chose définitivement attractive et sur laquelle on reviendra encore et encore. Subsonic ou l’histoire d’un groupe de rock a la française sans génie particulier, un trio taille pour la scène « underground », des compos aux refrains un peu rébarbatifs.


Si cette chronique vous paraît acide et un brin « pas cool le gars », on insistera alors sur les bons cotes de ce Dark City. Energie, qualité de la production, une ou deux bonnes trouvailles mais attention, se forger une reput’ grâce a la chanson d’un autre, c’est a double tranchant. Un groupe surement plus à voir en concert que dans la platine cd, c’est sur. Un 12/20 qui ne doit pas cacher le fait que pour des bretons, c’est déjà pas mal. AHAH ! c’est ce qu’on appelle une « private ». Merci a vous…


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