2208

CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
Cette chronique a été mise en ligne le 04 juin 2008
Sa note : 10/20

LINE UP

-Psyco
(chant+samples)

-Marco
(basse+chœurs)

-Steph
(guitare+chœurs)

-Forest
(batterie)

TRACKLIST

1)Intro
2)Les marques du passé
3)La force
4)2005
5)Inanima
6)F.T.A.W
7)Marchand de sable

DISCOGRAPHIE


Mescaline - Mescal-core (EP)



Quand un groupe balance dans sa bio (papier et MySpace) « Voici une face cachée du metal français, nous ne pourrons rien changer mais nous sommes libre de nous exprimer!!! Plus rien ne sera jamais comme avant... », on est en droit d'être saisi par quelques doutes. Mais comme que c'est uniquement la musique qui doit compter en dernière analyse, on se lance dans l'écoute de ce Mescal-core, qui en plus d'un titre est une étiquette censée définir le style pratiqué par la jeune formation formée en 2005 à Viry Châtillon. Et bon, euh, comment dire...

Au niveau stylistique Mescaline pratique généralement un mélange de hardcore (on s'en serait douté) et de thrash mâtiné d'un soupçon de death. Les éléments thrash sont apportés par les riffs speedés que l'on trouve dans l'intro de "Les marques du passé" ou encore "Inanima", le death se retrouve ici et là dans le chant parfois caverneux de Psyco ("Inanima" encore) et le core est pour sa part l'élément dominant. Des riffs jumpy au chant beuglé de type revendicatif que l'ami Psyco balance la plupart du temps on est en plein dedans. On est tellement dedans que ça colle un peu d'ailleurs : une fois le plan thrash d'ouverture passé le riff core soutenant les couplets de "Les marques du passé" surprend vraiment par sa pauvreté et son côté ultra-entendu. C'est un genre de Slipknot (période 1er album) du pauvre, et le fait que les guitares soient approximatives quand le groupe balance un soupçon de mélodie heavy par la suite n'aide pas à réviser son opinion. Le groupe enchaîne tout de même pas mal de changements de tempo et de plans différents ce qui est toujours appréciable, mais la gêne subsiste.

La gêne en question est aussi en partie imputable au chant : s'il est crédible dans un registre hurlé aigu ou dans un registre death grave Psyco irrite franchement quand il chante en hardcore old-school... c'est-à-dire une grosse partie du temps. Et quand il a la bonne idée d'utiliser majoritairement un chant convaincant ce sont les riffs qui pêchent : une titre comme "La force" n'a vraiment qu'un petit break fusion pour lui tant les parties énervées n'apportent rien à la sauce. Combien de groupes ont déjà joué la carte du keupon bas du front ("2005") ? Combien de groupes français ont déjà posé un chant ragga sur une compo violente ("La force", "Inanima") ? Tout ça ne surprend pas une seconde donc il faudrait que l'efficacité soit vraiment béton pour que ça passe... et ce n'est pas vraiment ça, la faute à des riffs vraiment très plats. Bien sûr il reste de bonnes idées dans le tas, comme le break disco de "Inanima" ou le riff death bien senti qui ouvre "F.T.A.W" mais ces idées finissent toujours par être annihilées par un énième élément lourdingue : quand le chant n'est pas gâché par les riffs c'est l'inverse.


À force de ne rien pouvoir changer, on finit par ne rien pouvoir provoquer. Mescal-core est un EP comme on en a entendu des centaines, et s'il est intéressant c'est surtout car les quelques bonnes idées qu'on y trouve donnent de l'espoir quant à la capacité du groupe à progresser. Mais en tant que tel il faut bien avouer qu'il ne présente pas un grand intérêt.


www.myspace.com/mescalinemetalcore


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