2207

CHRONIQUE PAR ...

16
Kroboy
Cette chronique a été mise en ligne le 04 juin 2008
Sa note : 14/20

LINE UP

-Scott Vogel
(chant)

-Doug Weber
(guitare)

-Martin Stewart
(guitare)

-Jonathan Buske
(basse)

-Nick Jett
(batterie)

TRACKLIST

1)Voice of the Damned
2)Relentless Through and Through
3)Betrayer
4)Rise of the Poisoned Youth
5)Never Alone
6)What I Despise
7)Let Me Sink
8)Feel the Pain
9)Lost Our Minds
10)March to Redemption
11)Crush What's Weak
12)Still Believe ?
13)Suffer, To Return Harder

DISCOGRAPHIE


Terror - The Damned, The Shamed
(2008) - hardcore crossover - Label : Century Media



Terror… Voilà un groupe encore plus productif qu'un ouvrier pakistanais au taquet ! Ces stakhanovistes de hardcore ont en effet sorti pas moins de 3 albums, 1 EP et un DVD depuis 2004. Pour ce nouvel opus, les Californiens poursuivent dans la voie qui leur a permis de se distinguer depuis leurs débuts : vous n'aurez pas affaire ici à un énième clone de Madball ou Sick Of It All, mais à un groupe qui a fait du thrash l'une de ses principales influences, et qui est bien décidé à le montrer.

Les membres de Terror revendiquent clairement l'étiquette hardcore, et on ne saurait leur donner tort. La base de The Damned, The Shamed est effectivement à chercher de ce côté-là, notamment en raison du chant de Scott Vogel, qui rugit sans débander pendant une bonne demi-heure. Oui, une demi-heure seulement, pour tout de même 13 titres dont aucun n'atteint la barre des 3 minutes : on reconnaît là encore une des caractéristiques du hardcore, ce sentiment d'urgence palpable à travers une musique des plus nerveuses. Sauf que Terror ne s'arrête pas à cela. Le groupe compte en effet en son sein un guitariste nommé Doug Weber, qui a dû biberonner pas mal de thrash dans sa jeunesse. Et lorsqu'il emmène Nick Jett dans son sillage, Terror s'avère capable de changer de casquette pour lorgner du côté du crossover. Une polyvalence bienvenue, qui permet ainsi d'éviter de tomber dans le piège classique de l'album avec 15 fois la même chanson. Surtout qu'il ne s'agit en rien d'un choix par défaut, puisque les Californiens assurent parfaitement dans les 2 domaines.

Sur ce nouvel album, Terror n'a pas cherché à privilégier l'une ou l'autre de ses facettes puisque hardcore et crossover sont répartis à parts à peu près égales. L'album démarre pied au plancher avec "Voice of the Damned", du crossover nerveux où le chant et les refrains typés hardcore se marient parfaitement à une base thrash directe et sans fioritures. Le tout expédié en à peine 2 minutes 10 ! "Relentless Through and Through" en est la continuité parfaite, et il faut attendre "Betrayer" pour avoir droit à du hardcore pur jus (avec néanmoins un joli break calme). Hormis "Never Alone", le reste des titres hardcore est plutôt à chercher vers la fin de l'album. La partie crossover se taille peut-être en effet un léger avantage dans l'ordre du tracklisting, car elle est située au cœur de l'album. Et ce n'est sans doute peut-être pas plus mal, car Terror y excelle particulièrement. Le groupe est capable de pondre quelques hymnes comme le très énergique "The Rise of the Poisoned Youth". On notera aussi quelques rares touches mélodiques bien distillées, qui permettent à "What I Despise" ou "March to Redemption" de se distinguer.


The Damned, The Shamed est donc une excellente surprise en terme de hardcore/crossover. Un album évidemment très « in your face », remarquablement varié et avec très peu de déchets à déplorer. Malgré le risque de se retrouver le cul entre 2 chaises, pris entre 2 publics amateurs de styles proches et pourtant nettement cloisonnés, Terror devrait s'en sortir haut la main vu la qualité proposée. Une très bonne pioche pour Century Media.


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