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CHRONIQUE PAR ...

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Sebrouxx
Cette chronique a été mise en ligne le 10 mai 2008
Sa note : 10/20

LINE UP

-Don Wolf
(chant)

-Cam Macleod
(guitare)

-Martin Kronlund
(guitare)

-Rikard Quist
(basse)

-Imre Daun
(batterie)

TRACKLIST

1)Victim of the Spotlight
2)The Wolf
3)America (Hello Again)
4)The Eyes of the World
5)One More Lie
6)Hard Cold Stone
7)Price of One
8)Dreams Are Forever
9)Nightmares
10)Hold On (Getting Tighter)
11)Don’t Turn Away
12)Out of Control

DISCOGRAPHIE


White Wolf - Victim Of The Spotlight
(2007) - hard FM - Label : Escape Music



À chaque mise à jour des Eternels, sa dose de blanc. Après un excellent Whitesnake, un surprenant White Lion et un plus lointain Great White (le requin, hein !), voici que débarque une autre blancheur animale. Dans le même ordre d’idées, à chaque réactualisation de votre website préféré, la reformation d’un groupe plongé depuis perpète dans les abysses de l’oubli. Au menu, cette fois, White Wolf, le loup blanc comme neige qui hibernait depuis plus de vingt ans entre Vancouver et Edmonton. Deux décennies séparent en effet le succès de Endangered Species et la sortie de ce Victim Of The Spotlight.

Un peu de sémantique ne nuit à personne en principe. Alors le Spotlight, littéralement Point de lumière, c’est quoi ? Peut-être cette fameuse luminescence, ce célébrissime bout du tunnel que rapportent ceux et celles qui ont connu une sortie de coma après une Near Death Experience. Dans le contexte suscité d’un groupe qui brille par son absence depuis une vingtaine d’années, l’explication peut tenir la route mais mieux vaut rester plus pragmatique. Pour White Wolf, mais surtout pour son chanteur et leader Don Wolf, la lumière s’apparenterait davantage à un coup de fil divin : celui du manager d’Escape Music bien motivé à réintroduire le Loup Blanc (animal canadien plus qu’en voie d’extinction) dans le Mercantour de la scène hard rock.

Ce n’était pas gagné puisque du Wolf originel, il ne restait plus que… Wolf lui-même. Le voilà donc, à son tour, amené à décrocher son combiné afin de contacter le lead guitariste de la première heure, Cam Macleod (qui, aidé de son patronyme d’Highlander, s’avère immédiatement enthousiasmé par cette résurrection). Et pour le reste du groupe, trois membres des Suédois de Gypsy Rose feront l’affaire d’autant plus que l’album va être enregistré à Göteborg. La genèse de mon tout fait froid dans le dos, voire laisse augurer le pire et pourtant le Wolf nouvelle formule ne manque pas de liant ni de puissance. Ce sont plutôt l’audace et l’inspiration qui font défaut. Wolf et les siens ne cessent tout au long des 53 minutes du CD de redonner au hard FM ses lettres de noblesse et surtout de rechercher, de recycler les formules qui ont fait recette dans les années 80 sans jamais s‘aventurer vers d’autres contrées sonores.

Nulle question d’apprendre aux vieux loups comme aux jeunes louveteaux à faire de nouvelles grimaces. Que les amoureux de gros sons et d’introductions blindées de nappes de synthé et de guitares emplies de chorus se lèvent : Victim Of The Spotlight en regorge à foison et ce dès le premier titre éponyme, terriblement accrocheur et puissant. Le groupe n’a plus qu’à maintenir sa vitesse de croisière… quitte à endormir le chaland tant l’album manque de variations. Certes Wolf pousse bien sa voix sur la plupart des titres (“Don’t Turn Away”). Certes les guitaristes s’emploient à parcourir leurs manches au maximum (“Dreams Are Forever”). Mais si la cohésion de groupe est indéniable, White Wolf souffre du syndrome de longue absence, synonyme de prise de risques stylistiques limitée. Se détache néanmoins le titre “One More Lie”, nanti d’une superbe intro et d’un son plus moderne. Soit typiquement le type de bergerie dans laquelle White Wolf aurait dû davantage s’égarer.


Et sinon, pour en finir avec cette explication de texte, la Victime en question, qui est-ce? Peut-être l’auditeur confortablement installé dans son canapé qui peut rapidement souffrir de ne pas trouver grand changement entre chaque piste. L’ensemble est très, même trop, homogène pour réellement capter l’attention à la première écoute (ni même à la cinquième d’ailleurs !)


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