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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 16/20

LINE UP

-Albert Witchfinder
(chant+basse)

-Peter Vicar
(guitare)

-Earl Of Void
(batterie)

TRACKLIST

1)Burn In Hell
2)In The Rectory
3)The Hour Of Death
4)Sodoma Sunrise
5)Doomsower
6)Cirith Ungol

DISCOGRAPHIE


Reverend Bizarre - In The Rectory of the Bizarre Reverend
(2003) - doom metal - Label : Spikefarm



Une appellation « true doom » et un 5/5 dans Hard’N Heavy (le seul que j’aie jamais observé depuis la nouvelle formule de la rentrée 2002), il n’en fallait pas plus pour attiser ma curiosité et titiller mon instinct de consommateur acheteur. Je suis donc parti à la quête de ce métal maudit véritable, appellation d’origine contrôlée (en effet le groupe vient de Finlande, spécialiste en la matière).

Première constatation, on a droit à 74 minutes de musique pour 6 chansons, c’est bon ça commence bien. Le CD s’ouvre sur quelques plaintes et le premier riff de "Burn in Hell" entre en scène. Il entre en scène, c’est exactement le terme qui convient car cette musique est une magnifique représentation du passage de la vie à la mort (bon … ok, je m’enflamme pitêtre un peu, mais ça me fait plaisir). C’est lourd, très lourd, et lent, très lent. Pourtant, il se dégage une mélodie de ce premier riff qui est tout à fait délectable. En même temps on sent une atmosphère pesante s’installer dans la pièce, on n’est pas là pour s’amuser, non, on va passer une heure et quart de recueil et de méditation sur ce qu’on veut. La guitare est donc très lourde, grasse et elle a pour compagne d’infortune une basse qui délivre une sublime introduction sur "Doomsower" et surtout qui fait preuve d’une excellente tenue tout au long de la galette. On rajoute bien évidemment une batterie là-dessus pour alourdir le tempo et un chant, clair je tiens à préciser puisque c’est du true doom (c’est eux-mêmes qui le disent que le true doom a un chant clair puisqu’il puise ses racines dans Black Sabbath), très beau qui donne une bonne idée de ce que peut être le déchirement.

Il n’y a pas erreur sur la marchandise, ce n’est pas de la musique de joie, tout n’est que tristesse, mélancolie et on entrevoit juste une petite fenêtre vers un peu plus d’allégresse et de pêche, c’est lors de la deuxième partie de "In the Rectory" (la chanson) qui est carrément du bon vieux heavy metal à la NWOBHM, dont ils avouent être des fans d’ailleurs. Juste une petite lueur et c’est bon, après on replonge dans la lenteur extrême. Au minimum un accord toutes les 10 secondes, pas moins … Bon, j’exagère un peu mais pas tellement quand même. N’empêche ce pachydermisme arrive à donner quelque chose : une ambiance formidable comme je l’ai dit au début. Vraiment, le doom c’est un excellent style de musique pour se poser, réfléchir et déprimer (si affinité). En plus ce disque n’est pas qu'ambiance, il distille de la musique qui l’air de rien est très agréable à écouter, car n’oublions pas que nous parlons de musique et donc de plaisir à l’écoute. Cible atteinte.

Enfin, le disque s’achève dans l’absolutisme et le jusqu’au-boutisme puisque la dernière piste, "Cirith Ungol", de l’album vous entraînera pour pas moins de 20 minutes de pur doom et vous fera comprendre ce que l’expression « c’est la fin » veut réellement dire. Des riffs distribués avec une extrême parcimonie (vu le rythme, c’est un peu normal) mais qui touchent juste et accompagnés d’une petite nappe de claviers pour l’ultime fin comme pour signifier qu’on touche vraiment le fond cette fois. Du tout bon et pour ceux qui veulent découvrir ce qu’est le doom, il est chaudement recommandé d’autant plus que nombre d’amateurs de doom considèrent cet album comme un sommet du genre.




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