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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 6/20

LINE UP

-Gustaf Jorde
(chant+basse)

-Lars Löfven
(guitare)

-Mattias Modin
(batterie)

TRACKLIST

1)Stripped To The Bone
2)Abstinence For Turbulence
3)Chain Reaction
4)Bulldozed (Back To Basic)
5)Under Destruction
6)Grind And Rewind
7)Reclaim The Beat
8)Red Hot (Mötley Crue Cover)
9)May The Flesh Be With You
10)Ignorance Is Bliss
11)Aggroculture
12)Over And Out

DISCOGRAPHIE


Defleshed - Reclaim The Beat



Plus de dix ans d'existence déjà pour Defleshed et quelques albums qui ont marqué nos oreilles, comme Royal Straight Flesh et le premier album Ma Belle Scalpelle. Quand on voit ce que cela donne aujourd’hui, on pourrait se poser quelques questions. Ce dernier Reclaim The Beat est en effet hautement insipide, abordant une musique sans saveur, à la hauteur de l’immondice qu’est la pochette. Defleshed a toujours souhaité garder pour lui son étiquette crade et directe, servant jusqu’à aujourd’hui la cause de son death/thrash metal nordique. Mais comment diable en est-on arrivé à ce point de linéarité musicale sans aucune richesse ni inspiration? Et pourquoi diable Regain Records a-t-il signé ce groupe (cet album), déjà fort de combos cultes et de grandes valeurs comme Behemoth, Dark Funeral ou encore Marduk?

Tout commence avec le visuel choisi pour cet album: horrible. Autant le montage ou la couleur, comme la police d’écriture semblent sortir d’une poubelle ou d’une cervelle sans le moindre goût, inconsciente qu’à ce niveau-là, l’album en pâtit. Retour à la musique. Les douze titres de Reclaim The Beat - An Audio Assault In Rounds s’enchaînent sans accroc. Si pour certains cela paraît de bonne augure, c’est ici plutôt parce que tous les titres se ressemblent, à commencer par cette batterie, qui à part quelques breaks de temps en temps, ne cesse de marteler sans intérêt tout au long des compositions. Une boîte à rythme aurait été plus intéressante à ce niveau-là, ne serait-ce que par le coté froid que cela dégage.

Mais là, on frôle l’ennui et l’incompréhension. À leur tour, les guitares ne s’enflamment pas, prodiguant minutes après minutes la même structure rythmique, sans quelconque surprise. La brutalité de l’ensemble se voit entachée d’une régularité outrageante, nuisant à l’effet escompté. A toute régularité exception se fait, heureusement, grâce au titre "Bulldozed (Back To Basic)", profondément plus inspiré, puisant dans les racines metal/punk des années 90, pour pondre quelque chose de plus original et accrocheur. Bref, trois minutes d’aération musicale remontant le niveau de l’album, avec une teinte à la fois plus heavy et groovy. Passé ce moment, on retombe dans le Defleshed des derniers instants, sans d’autres attentes que la fin annoncée du disque.

Néanmoins, "Needless To Pray" apportera aussi une touche thrash plus prononcée, appréciable, avec un chant et à la hauteur et une partie super violente jouissive. Finalement, "Aggroculture" plaira grâce à son mur de guitare et ses breaks de bon effet. À part ces quelques îlots, la musique du Defleshed 2005 mérite peut-être une écoute, par curiosité ou se tenir au courrant, mais s’avère profondément dispensable parce qu’elle ne laissera que peu de goût sur nos papilles auditives.




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